LES LIVRES A CLEF
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phie, les condamnations de ce curieuxmais immonde ouvrage et sur la So-ciété plus exécrable encore, dont ilretrace les mœurs: i°La « Bibliogra-phie d’Andréa de Nerciat. » Londres ,1876; 2“ le « Catalogue des ouvragescondamnés. » Paris , 1878; 3 ° la « Bi-bliographie Gap, » t, I, p. 277 ; 4” les« Sociétés badines et bachiques, »Paris , 1866, t. I, p. 3 g; 5 “ les « Galan-teries du xvm» siècle, » par Ch. Monse-let, Paris , 18G2; — la « Femme auxvm' siècle, » par MM. de Goncourt,etc., etc.
Les « Aphrodites » étaient une asso-ciation libertine de personnes desdeux sexes, n’ayant d’autre but que leplaisir, ou pour mieux dire les plusbasses voluptés ; le livre, en dia-logues, publié par Nerciat , retrace laprodigieuse lubricité des séances decette association qui a bien réellementexisté. Les noms des personnagesréels sont déguisés, mais ce sont bienceux des membres de la Société,installée du côté de la vallée de Mont-morency, sous la présidence du mar-quis de P... Les noms des hommesétaient empruntés au règne minéralet ceux des femmes au règne végétal.Il a dû certainement exister une clefde ce triste ouvrage.
APOLLONII VERIDICI CATA-LECTA PETRULLIANA. — Amste-lodami, ex officinâ Menandri, 1710,in-8.
Ce petit écrit cité dans « l’Essai surles livres à clef, » est une très vivesatire dirigée contre le savant PierreBurmann ; elle fut suivie de plusieursautres écrits analogues que Floëgeln'a pas manqué de signaler dans soncurieux livre: « Geschichte der Komis-chen Litteratur » (T. 111 , p. 485). —Ces petits pamphlets allusifs, trèscommuns autrefois parmi les savantsallemands qui s’y déchiraient à l’envi,
sont généralement devenus rares etne sont presque pas connus en France .
Apologie de la flatterie. Voir :Bien-né.
APOLOGUE NOUVEAU DU DÉ-BAT D’EOLE ET NEPTUNE, con-tenant LES DANGERS DE LA COURT.— Paris , 1545, in-8 de 8 ff. de 29lignes, très rare (en vers).
Cette allégorie politique, qui pa-raît être d’un certain Gaspard deLafte, sur lequel on ne possède pointde renseignements, a été réimpriméedans la bibliothèque elzévirienne( « Anciennes poésies. » — T. X, pp.18-40). — U s’agit, dans cette piècede circonstance, de la rivalité de Phi-lippe Chabot de Brion, comte de Bu-sançais, amiral deFrance, et du conné-table de Montmorency. Les allusionscontenues dans l’Apologue étaient sansdoute fort transparentes, surtout avecl’espèce de clef imprimée en tête dece petit ouvrage, mais cette clef elle-même a besoin d’être expliquée :
« Ce qui est entendu par les nomsde ce présent Apologue » :
La Mer, — c’est la Court;
Les périls d’iceüe , — les dangiers dela Court ;
Eole, — l’Envieux (le connétable deMontmorency) ;
Les Vents , — Rapporteurs, calum-niateurs et autres médisantz;Neptune, — l'Envié (l’amiral Cha-bot );
Thétis , — l’amy principal de l’En-vié;
Tritons,monstres l^ es enfants,famille, , . \et bienveillantz de
■■ et autres poissons) j>£ nv ;g.
| Zéphire, — Soustenant vérité;
! Le gouffre, — la bastonnade et dé-chassement de la Court;