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Tome premier.
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de Perse et de juvénal dont il a donnédes traductions anglaises excellentes,il ne tarda pas, à peine sorti de l’Uni-versité d’Oxford , à mettre en oeuvreses dispositions et ses connaissancessatiriques et à flageller, sinon les vicesau moins le ridicule. « La Littératureanglaise,dit la «Biographie Michaud»(t. LXV, p. 325.), était alors en proieà une espèce de gongorisme. Cetteécole ou plutôt cette petite camarade-rie, grâce à l’absence de toute grandelittérature en Angleterre, à cette épo-que, et grâce à l’impudence des louan-ges mutuelles qu’on s’y prodiguait,avait usurpé une réputation de salon.Ses coryphées étaient devingt à trenteoisifs et bas-bleus revenus un beaumatin de Florence , pleins d’un souve-rain mépris pour tout ce qui n’étaitpas phrase élégante, métaphore aris-tocratique, nuance brillantée, expres-sion délia crusca. Bientôt, ils tinrentbureau d’esprit, enchérissant à quimieux mieux sur les exigences acadé-miques; cet hôtel de Rambouillet bri-tannique excita la verve et la bile deGifford : la Baviade parut et les Ho-nest-Yenda, les Anna Mathilda, lesLaura-Maria, les Adela'ides, les Car-los, les Orlando si élégamment bapti-sés par eux-mêmes, et qui changeaientparfois de sexe en même temps quede nom, comme la Mériadec de Piron,rentrèrent dans l’ombre. En vain,quelques adeptes tentèrent la résis-tance; le coup avait porté trop juste,et une deuxième satire, la Méviade,les acheva. Après cela, les Délia Cru-sca furent morts et enterrés. »

Une bonne clef rendrait encore fortintéressante aujourd’hui, pour Sélec-teur français , ces deux satires dirigéescontre cette foule d’auteurs médiocres,d’illustres inconnus, qui faisaientalors quelque bruit. La Baviade estune imitation de Perse ; la Méviadesemble plutôt inspirée par Horace , Lahuitième édition(i8n, pet. in-8”) con-tient, outre la réimpression des deuxsatires, le procès de l'éditeur au sujet

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d’un libelle contre le fameux AnlonyPasquin (John Williams).

BAZOCHE (LA), poème, par unBaçocbkn. —Avignon , 1758, in-8de 36 p.

Curieux pamphlet sur le tribunal dela Bazoche. On a vu passer en venteun exemplaire sur lequel se trouvaitune clef manuscrite des noms sup-posés.

BÉATITUDE (LA), ou les inimi-tables AMOURS DE THEOYS ET DE CA-rite : distinguées en dix poèmesdragmatics de cinq actes, en cha-cun desquels se traite matière ab-solue et paraissent nouveaux effets;dédiée au cardinal de Richelieu,par Nicolas de Grouchy , advocat,sieur de ta Court. — Paris , PierreLamy. 1632, in-8 de 16 ff. et 894 p.très rare ; il y a des exemplairessans nom de libraire, « imprimésaux dépens de l’auteur » sous lamême date.

Cet extravagant ouvrage dramatico-mystique a été, à juste titre, appelé lechef-d’œuvre de la déraison. La « Bi-bliothèque du Théâtre français » endonne une longue analyse et plusieursextraits (t. II, pp. 33 1 — 356), et ditque « si l’on cherchait à donner un« exemple d’un style boursouflé et« ridicule, on le trouverait sans peine« dans cet ouvrage. » L’auteur dédieson livre au cardinal de Richelieu,« comme ceux qui, ne pouvant en-guirlander le soleil, se contentent derespandre leurs fleurs au pied de sastatue pour luy faire monter l’odeurde leurs affections louables. » Puisconfessant la « candeur » du premierministre, il a peur que « sa perfection

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