LES LIVRES A CLEF
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variorum and the prolegomena ofScriblerus ; written in the year1727 ; by Alexander Pope. — Lon-don , printed for Lawton Gilliverand J. Clarke, 1736, in-12 front.
Telle est une des plus belles édi-tions de ce poème satirique, si sou-vent réimprimé et qui attira tantd’inimitiés à son auteur. Il est à noterque « La Dunciade » avait paru, jus-qu’à la huitième réimpression (Dublin ,Faulkner, 1728, petit in-8), avec lesnoms simplement initialisés ; depuiscette époque, dans toutes les autreséditions, les noms furent imprimésen toutes lettres. Les traductions fran-çaises de ce poème contiennent éga-lement les noms en entier.
Le même procédé fut suivi pour unautre ouvrage satirique de Pope :
« MEMOIRS OF THE EXTRA0RD1NARY
Life, Works and Discoveries of Mar-tinus Scriblerus . » Dublin , Geo,Faulkner, 1741, in-12. Comme dansla Dunciade , plusieurs personnagescontemporains sont mis en scène dansce petit ouvrage et cruellement tour-nés en ridicule.
DUNCIADE (LA), poème en dixchants. « Qui veut peindre pourl’immortalité doit peindre des sots. »Fontenelle , Dialogue des Morts. ALondres , MDCCLXXI, 2 vol. in-8,contenant, outre le poème et lespièces y relatives, Les Mémoirespour servir à l’histoire de notre lit-térature, depuis François I er jusqu’ànos jours. Le tout par Charles Palis-sot deMontenoy. La première édition,en trois chants seulement, remonteà 1764 ; cet ouvrage a été souventréimprimé.
Ce poème, dit Quérard, est dirigécontre les philosophesdu XVIII e siècle,
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et particulièrement contre les encyclo-pédistes : il joint au défaut d’être troplong, celui bien plus grand encored’être ennuyeux. Voltaire disait à cesujet : « Ce n’est pas tout d’être mé-chant, il faut être gai. » Dans les édi-tions données depuis la Révolution,Palissot allongea encore son ouvrageen y intercalant de nouvelles satirescontre ses ennemis anciens et nou-veaux. Dans le délire de sa fureur, ilassocia, sans raison et sans goût, lesnoms de Marat, Couthon , Saint-Just,à ceux de Marmontel, Diderot, Fréron ,Lemierre, etc. On sait combien Palis-sot fut toujours agressif et combienil motiva de ripostes à ses attaques.Cerfvol et Marchand publièrent contresa Dunciade une assez mordante ré-plique intitulée : « L’Homme contentde lui-même, ou l’Egoïsme de laDunciade. »
Voici la clef des premières éditionsde ce poème; elle est d’ailleurs bienfacile, l’auteur ayant à peine déguiséles noms de ses victimes sous des ini-tialismes transparents :
Fré*** ou Jean Fré***, — Fréron .L'abbé C..., — l’abbé Coyer.
L'abbé Trub ..., — l’abbé Trublet.Did..., — Diderot.
Bacul ..., — Baculard d’Arnaud.Rayn..., — Raynal.
Le M... ; — Lemierre.
La Mort..., — La Morlière.
Beaum..., — Caron de Beaumarchais .Rob..., — Robbé de Beauveset.Marin.,., — Marmontel .
Saur..., — Saurin.
Gr..., — Grimm.
Sed..., — Sedaine.
R..., — Roy.
£/..., — Blin de Sainmore.
Duc..., — Duclos.
Chaum..., — Chaumeix.
Sauv..., — Sauvigny.
D'Arn ..., — D’Arnaud Baculard.Lég..., — Légier.
Bast..., — Bastide.