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Tome premier.
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303-304
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LES

LIVRES A CLEF

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École (l) des Mandrins a New-York.

Voir ci-dessous :

ÉCOLE (L) DU JOURNALISME...EN AMÉRIQUE , comédie en troisactes et en vers, par F. Tapon Fou-gas. Bruxelles , 1857, in-18 deXI, 44 p. Prix : 50 cent.

M. Francisque Tapon Fougas, litté-rateur belge , sest ruiné à publier sesnombreux et étranges ouvrages et afini par avoir la cervelle dérangée ;un article inséré dans la revue « LeLivre», en 1880, le classait formelle-ment parmi les fous littéraires. Son<t Ecole du journalisme » est un des« Cinq drames réformateurs » quil acomposés ; voici les titres des quatreautres : i° Un Palmer au testament,comédie en 5 actes et en vers, avec unprologue; 2° Lady Pandore, ou lEcoledes Grecs, comédie en 5 actes et envers; 3 » Une succession à l'américaine,comédie en 3 actes et en vers ; 4 0Y Ecole des Mandrins à New-York ,ou le Sens moral en Amérique , comé-die en 3 actes, en vers.

Toutes ces pièces réformatrices (?),bien que laction se passe en Améri-que , visent toujours des personnagesdumonde littéraire de Paris ou deBru-xelles- Ilva'sansdire que ce théâtre ré-formateur na jamais été représenté.Lauteur, fort excellent homme dail-leurs et rempli des plus honnêtesintentions, était absolument dépourvude talent et, voulant atteindre lesublime, est presque toujours tombédans le grotesque; il frappe lourde-ment quand il croit effleurer seule-ment les ridicules ou les vices ; sesallusions sont peu saisissables, sestraits desprit bien peu piquants.

Dans 1 « Ecole du journalisme »M. Tapon-Fougas vise, sous le nom du« Progrès de New-York », un jour-

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nal parisien récemment converti durépublicanisme au cléricalisme. Plu-sieurs des personnages sont reconnais-sables; ainsi M . Arthur de Gros-Bou-logne doit représenter M. Bragelonne ;Léon de Pomarin, M. A. de Pontmar-tin ; M. Barbet de Laurillard ne peutsignifier que M. J. Barbey dAurevilly;Cascarille est peut-être M. LouisVeuillot ; mais qui dévoilera les vraisnoms de Tarare , de MM. de Loupvin,Charles de Larigo, Bénin ? Cestdailleurs de peu dimportance. Disonsencore que M. Tapon-Fougas semblesêtre mis en scène sous les traits delintéressant publiciste Eloy, le seulhonnête homme de la pièce.

ÉCOLIER (L) DE*** A Madamede***, Vision, composé à Paris , enU 57 -

Ce petit écrit en douze chapitresne paraît pas avoir été imprimé sépa-rément; on le trouve dans la dernièreédition de la « Correspondance deGrimm » (octobre 1757), qui sexprimeainsi à son sujet :«La fortune que fit,il y a quatre ans, le « Petit Prophètede Bœhmischbroda » (voir ce titre),donna lieu à plusieurs imitations.« L'Ecolier de **+ » est ' une desplus jolies. M. le chevalier de lAigle,habillé en petit prophète, vint au balde lopéra et distribua, par ce moyen,des éloges à toutes les jolies femmesde Paris . Cette vision, qui na jamaisété imprimée, passe pour être de M. lebaron de Raix, frère de M. le cheva-lier de LAigle. »

Les derniers éditeurs de Grimm ontdonné comme suit la clef de cettepetite pièce, qui ne forme pas plusdune vingtaine de pages in-12 :

CHAPITRE VI

Je vis une femme qui était belle...,

M*< Caze ;