LES LIVRES A CLEF
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Voir : Romans politiques deD’Is-raëli.
Endymion (l’) de gombauld. —Paris , Nicolas Buon, 1624, in-8,orné de belles figures de Crispin dePas et de Léonard Gaultier ; nou-velle édition en 1626, rare.
On lit dans Tallemand des Réauxque Marie de Médicis avait eu quel-que affection pour Jean Ogier de Gom-bauld . « Il fit l’Endymion durant qu’ilestoit le mieux. Ce livre fit unfurieux bruit. On disoit que laLune , c’estoit la Reyne-mère, et, eneffet, dans les tailles-douces, c’est lareyne-mère avec un croissant sur latête. On disait que cette Iris quiappa-roist à Endymion (Gombault), c’estoitmademoiselle Catherine » (femme dechambre de la Reine). (Tallemant .Historiettes, éd. de 1862, in-12, t. II,p. 455 .)
I
ÉNÉE ET TURNUS,ou l’établis-sement des Troyens en Italie ,tragédie. — Paris , 1790.
Cette pièce révolutionnaire est, sui-vant l’auteur lui-même, « un tableauasse% naturel du siècle du despotismeet de celui de la liberté. » Latinus, roide Latium , prince faible mais bon, c’estLouis XVI ; Amate, son épouse,femme vindicative, inhumaine, enne-mie de la vertu et vicieuse par carac-tère, c’est Marie-Antoinette . Le resteest à l’avenant. (Voir : E. Jauffret, « leThéâtre Révolutionnaire», p. gb.)
Voir : Turnus and Drances, infine.
ENFANT (L’) DU CARNAVAL,histoire remarquable et surtout vé-
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ritable, pour servir de supplémentaux rapsodies du jour.— Rome , del’imprimerie du Saint-Père, 1796,2 part, en 1 vol. in-8,très rare.
« Telle est la première édition d’unroman plus de trente fois réimpriméet qui restera comme-le chef-d’œuvredu genre de son auteur Pigault-Le-brun. Il ne faut pas confondre celivre avec « l’Enfant du mardi-gras »,de Baillot, mauvaise imitation publiéeen 1806. On assure que Pigault-Lebrun a introduit dans son romanbeaucoup de particularités véritables,relatives à son enfance, à ses aventu-res personnelles et à ses compatriotesles habitants de Calais . Cette pre-mière édition contient une dédicaceaux citoyens de Calais , qui a été sup-primée dans les éditions suivantes etqui confirme cette allégation. « Si je« me suis un peu égayé, leur dit-il,« sur des ridicules qui sont l’unique« patrimoine des auteurs, je n’en res-te pecte pas moins la mémoire de cer-« tains hommes que j’ai connus dans« mon enfance. On peut avoir été de« la confrérie du Saint-Sacrement et« de celle des Frères-Gigot, et conser-« ver les droits les plus vrais à la« considération publique. Le ridicule« s’oublie; nos bonnes qualités nous« survivent. » ( « Bulletin du Biblio-phile », art. de M. Paul Lacroix ,inséré à la page 517, du mois dejuillet 1859.)
ENFANTS (LES) D’ÉDOUARD,tragédie en trois actes et en vers,par Casimir Delavigne , représentéesur le Théâtre-Français, par MM.les comédiens ordinaires du roi, le18 mai 1833. — Paris, Ladvocat ,1833, in-8, de 192 p. Réimpriméetreis fois la même année. Deux au-tres éditions en 1834 et 1840. Plu-