LES LIVRES A CLEF
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Le Roy des Pourceaux, — le Turc ;Le Roy des Sangliers, — le Tartare;Le Roy des Asnes, — la Moscovie ;
Le Pays des Chattes, — les Allemands ;Le Pays des Singes d'Italie, — lesNéapolitains;
Les Escarbots, — les Toscans ;
Les Paons, — Savoie;
Les Lignes, — Este;
Les Baboilins, — les Hollandais ;
Les Cerfs, — les Flamans ;
Les Perroquets, — les Génois;
Les Escurieux, — les Maltois.
Ajoutons que ces entretiens satiri-ques, dont l’auteur est demeuré in-connu, ont été plusieurs fois réimpri-més, notamment sous les titres sui-vants :
Entretiens curieux touchant lesplus secrètes affaires de plusieurs coursde l’Europe , avec une clef des person-nes qui parler là dedans (sic). Colo-gne , 1674, pet.,in-i2.
C’est l’édition ci-dessus, de 1672,dont on n’a fait que changer le titre.
Les Risées de Pasquin, ou l’His-toire de ce qui s’est passé à Rome entre le Pape et la France dans l’am-bassade de M. de Créqui, et autresEntretiens curieux sur les plus se-crètes affaires des cours de l’Europe.Cologne , 1674, 2 part, en un vol. pet.in-12.
La première partie a trait à l’affairede l’insulte des Corses; la seconden’est autre chose que les « Entretiensfamiliers des animaux parlans, avecune clef, sous un nouveau titre.
EPIGRAMMES DE PONCE-DE-NIS ECOUCHARD LEBRUN, connusous le surnom de Lebrun-pindare .
Ces épigrammes,six cent trente-six,
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livres, sont comprises dans le troi-sième volume des œuvres de ce célè-bre poète lyrique, publiées par Gin-guené en quatre volumes in-8 (Paris ,1811, 24 fr.). — Voici ce que dit à leursujet M. G. Brunet, dans son essaisur les livres à clef :
« L’éditeur a cru devoir auxcircons-tances et à diverses considérations dene pas admettre dans ce recueil cer-taines pièces dont on pourrait formerun volume assez piquant; il a notam-ment retranché quelques pièces li-bres et supprimé quelques traits lan-cés contre lui-même. Il serait intéres-sant d’avoir les noms véritables despersonnages que Lebrun perçait deses rimes acérées. Parfois il désignaitnettement ses victimes (La Harpe,Marmontel , Dorât, etc.) ; il lui arriveaussi de les indiquer sous des noms defantaisie. Ginguené a prudemmentmis des astérisques à des noms quele poète avait tracés tout au long etqu’il n’est pas toujours facile de dé-couvrir aujourd’hui. (Voir p. 6, 8, 11,14, 74, 101, i 36 , ià2, 157, 186, 212,235 , 264, 290, 291, 3 ob.) »
« Le portrait de M m ‘ de B*** (t. III,ép. 6), en quatre vers, avait été d’a-bord un distique que nous croyonsinédit :
« Sachant tout, jugeant tout, Merteuil a vraiment
[tout,
Hors la beauté, l’esprit, le bon sens et le goût. »
Un beau prince, escroc sérénissime(L. I. ep. 4 2) est le prince de Gué-méné (voir aussi L. III, ép. 20). Leshuit vers (L.I, ép. 48), indiqués comme« tirés du grec d’Athénée », visentBeaumarchais et reproduisent unecalomnie atroce; D’Arnaud de Bacu-lard est désigné sous le nomde bâtardde Jérémie, ou sous celui du froidrimeur qui barbouilla Fay r el (L. III,ép. 94); il est aussi nommé sans réti-cence (L. II, ép. 67). Wasp (Fréron )est l’objet de l’épigramme 38 o du L. II;il se transforme en Bardus (L. Il, ép.
au nombre dedivisées en six
go); en Frelon (L. IV, ép. bq) ; un de