LES LIVRES A CLEF
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« nit, elle récompense, elle condamne« et elle absout; son pouvoir est sans« bornes. Si le jeune Néron n'est« point encore à la place de Britan-« nicus, c’est que Claudius est encore« en vie. D’ailleurs, toutes les mesu-« res sont prises. Grand Dieu ! Quelles« ressources ne trouve-t-on pas dans«les secrets de la chimie! La ten-« dresse d’une mère est bien ingé-« nieuse! » (T. I, p. 85 ). — Si l’onveut bien se rappeler quels rapportsexistaient à ce moment entre lescours de Paris et de Madrid , on com-prendra la sensation que dut pro-duire une attaque aussi odieuse ».
Aussi la police ne manqua-t-elle pasde se mettre en campagne, et bientôtelle découvrit et arrêta l’auteur de ceterrible libelle. Il se faisait appelerAnne Dubourg, du nom de sa mère,mais son vrai nom était Victor de laCastagne, né à Espalion , dans leRouergue , en 1715. Menacé de laquestion, Dubourg avoua tout et futenvoyé au Mont-Saint-Michel , dansune horrible prison, où il mourut,au bout d’un an et quatre jours,dans un accès de folie furieuse. —L’article de M. Hatin, qu’on a dûabréger ici, est extrêmement curieuxet mérite d’être lu d’un bout à l’au-tre.
ESPION (L’) DES PRINCIPAUXTHEATRES DE LA CAPITALE.
Voir ; Le Vol plus haut.
Espion (l’) dévalisé. Londres ,1782 et 1783, in-8.
Par Beaudoin de Guémadeuc, an-cien maître des requêtes. « On attri-bue ordinairement cet ouvrage aucomte de Mirabeau ; mais M. Bau-douin m’a avoué qu’il en était le seulauteur. Voy. pour les détails sur cetouvrage YAnalecta Biblion de M. duRoure (T. II, pp. 464 à 470). Mira-
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beau y est désigné comme auteur. »(Dictionnaire des Anonymes, t. II,col. 178). Baudouin de Guémadeuc,mort en 1817, à l’âge de 83 ans, estbien certainement l’auteur de ce li-vre satirique; c’est l’opinion que par-tagent la plupart des Biographes etBibliographes . M. du Roure ne donneaucune indication sur la clef de cevolume, qui est rempli d’initialismesd’ailleurs assez transparents. Ainsi :Bout...., c’est M. de Boulogne, inten-dant des finances; — de SU...., leministre Silhouette; — Stain...., ducde Ch...., Stainville, plus tard duc deChoiseul ; — M me de Gour ..., la Gour-dan, célèbre proxénète; — le Cheva-lier Tur...., de Turgot , chevalier deMalte, frère du ministre; — d’Am...,d’Ambrun; — Marquis d’A...., d’An-givilliers; — M. Forçai...., de For-calquier; — l’abbé de Ra...., Radon-villers; — A...., d’Argenson; — car-dinal de B...., Bernis; — Did...., Di-derot ; — etc , etc. Cette clef a besoind’être complétée.
ESPRIT (L’) DE DIVORCE, co-médie en un acte et en prose, parPierre de Morand , représentée, le 17février 1738, au théâtre italien.(Voir : «Théâtre et œuvres diversesde Morand», Paris , 1751, 3 vol.in-12).
Pierre de Morand , avocat et littéra-teur, né à Arles en 1701, d’une fa-mille noble, mort à Paris , le 6 août1757, a peint, dans cette pièce, sespropres aventures et ses propres sen-timents : il eut surtout en vue de li-vrer au ridicule sa belle-mère quiavait jeté le trouble dans son mé-nage. C’est ainsi que Dorante repré-sente l’auteur lui-même; l’aimableLucinde, c’est M ms de Morand ; M. etM m * Orgon ne sont autres que lebeau-père et la belle-mère de l’au-teur. 11 y eut beau tapage le jour de