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Tome premier.
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373-374
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LES LIVRES A CLEF

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FRAGMENT DE XÉNOPHON ,nouvellement trouvé dans les rui-nes de Palmyre par un Anglais , etdéposé au Muséum Britannicum àLondres ; traduit du grec par unFrançais , et lu à l’assemblée publi-que du Musée de Paris , le jeudi 6mars 1783. — Paris , de l’imprime-rie Ph. D. Pierres, 1783, pet. in-18de 52 p.

Cet ouvrage est une allégorie sousune forme historique, relative à laguerre d’Amérique . Il a été composépar l’abbé Gabriel Bri^ard, juriscon-sulte et auteur de différents ouvrageshistoriques et politiques, né versi73o,mortà Paris , le 23 janvier 1793.Voici la clef du prétendu « Fragmentde Xénophon », telle que la donnentla « France Littéraire » et le « Dic-tionnaire des Anonymes. » Les nomspour la plupart sont anagramma-tisés :

Philippe de Macédoine , — Louis XVI ;Olympias, — la reine Marie-Antoi-nette ;

Thaïes , — Franklin ;

Erugènes, — de Vergennes ;

Tangidès, — d’Estaing ;

Tusingonas, — Washington ;Fylaatête, — La Fayette ;

Olybule, — Bouille ;

Cherambos, — Rochambeau ;

Ucocide, — du Couédic;

Esanas, — le prince de Nassau ;Chéro'iclète , — La Clocheterie ;Erusen, — Suffren ;

Ubatomen,— le vicomte de Beaumont.

France (La) en Vedette.

Voir : Rougyff.

FRANÇOIS (LE) A L’ÉLECTION,comédie en un acte, en prose. —Francfort , 1744, in-8 de 48 p.,rare.

Pièce anonyme relative à l’electionde l’empereur. Le maréchal de Belle-Isle, qui fut envoyé pour représenterla France à la diète germanique, estmis en scène sous le nom de M. deLa Raison ; le nouvel empereur estappelé Klugman. Le maréchal est ac-compagné de plusieurs seigneurs etdames de France ; le caractère desdeux nations se manifeste bientôt : lesAllemands tournent en ridicule nosgrands airs et nos prétentions ; nousleur rendons la pareille et nous nousmoquons de leur grossièreté et de leurivrognerie. A la fin, les deux nationsse réunissent, et l’amour est le mo-bile de cette fusion. Cette comédie mé-diocre, quoique passablement écrite,se termine par une « Parodie des co-médies », rapprochement très piquantde différents titres de pièces de théâ-tre, avec les caractères de certainspersonnages du temps; ainsi :

Le Légataire universel, — le curé de

Saint-Sulpice, Languet de Gergy;Le Médecin malgré lui, — l'abbé Paris ;L'Amour précepteur, — le Père Gi-rard, etc., etc.

La brochure se termine par une pa-rodie de la dernière scène de « Mithri-date»,de Racine, entre le Régent mou-rant, le duc de Bourbon et Law.(Voir sur cette curieuse pièce allégo-rico-satirique le « Catalogue de So-leinne, n" 3,788, et la Bibliothèque duThéâtre françois », t. III. p.p. 329-33 o).

FROMONT JEUNE ET RISLERAÎNÉ. Mœurs parisiennes, par Al-phonse Daudet. — Paris. Charpentier ,1874, in-12. Très souvent réim-primé et mis au théâtre, il y a troisou quatre ans. Ouvrage couronnépar l’Académie française .

Au mois de janvier 1882, M. A. Dau-det a commencé, dans la « Nouvelle