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était occupé ailleurs: il aimait unedes plus jolies femmes de ce temps,M 11 ? de Caumartin de Mormant, et nefit aucune attention à l’infortunée quisoupirait pour lui. Anne, après avoirvoulu passer, de désespoir, le reste desa vie dans un couvent, finit par serésigner à la volonté paternelle etépousa Michel Ferrand, bien décidéed’ailleurs à se rattraper après le ma-riage. Elle n’y manqua pas. La belleM" e de Caumartin mourut et la prési-dente Ferrand la remplaça dans lecœur du beau baron devenu aussi ar-dent pour elle qu’il s’était montré deglàce tout d’abord ».— Ce petit romanest un chef-d’œuvre de sentiment etde style ; les notes et la préface deM. E. Asse, ne laissent rien à désirerau point de vue des éclaircissements.
Notons que des copies manuscrites,mais avec les noms chiffrés, circulè-rent dans les sociétés parisiennes,sans doute avant la publication de lapremière édition.
Ainsi, dans son intéressant recueilintitulé: « Les Archives du Biblio-phile » (i858, n° ib84 du catalogue),l’érudit éditeur, M. A. Claudin, an-nonçait, au prix de 16 fr., un exem-plaire manuscrit des « Lettres », inti-tulé comme suit : .
« Lettres amoureuses de m 11 ® de B2663 Z 183, FEMME DE M. LE PRÉSIDENTLE F 29948, A M. LE MARQUIS DE B92 t 253662 ». S. 1. n. d. (vers 1688).— Le déchiffrement donne à quelquesmodifications près les noms de Bel-linzani, Breteuil et Ferrand ; lesinexactitudes étaient sans doute le faitd’un copiste maladroit. — Ce manus-crit ne contenait que les «Lettres » etétait incomplet du roman. — AnneBellinzani était la mère d’AntoineFerrand, dont. M. E. Asse a publiéles poésies.
HISTOIRE OU POLICE DUROYAUME DE GALA, traduite del’italien en anglois, et de l’anglois
en françois. — Londres (Paris ),1754, in-12.
C’est une traduction supposée; cetécrit a été composé par l’abbé A.-F.de Brancas-Villeneuve; c’est une espèced’allégorie morale ou politique surle gouvernement de la France (Gala,Gallia) et ses principes. « Le com-merce, la police, tout y entre, à l’ex-ception du sens commun. » ( « Corres-pondance de Grimm », novembre1754.)
HISTOIRE PERSANNE, extraited’un manuscrit arabe trouvé dansles ruines de Palmyre. — (Paris ),1789, in-8.
L’auteur de cet ouvrage est lesavant Jean-Pierre Gallais , ancienbénédictin , historien et journaliste,lié à Doué, en 1756, mort à Paris en1820. Il eut le courage, pendant laTerreur, de publier divers écrits quiL'eussent infailliblement fait condam-ner à mort, s’il en eût été reconnul’auteur. On peut en juger par le faitsuivant : le libraire Webel , qui ven-dait « l’Appel à la postérité sur lejugement du Roi » (1793, in-8), futarrêté et guillotiné pour n’avoir pointvoulu nommer l’auteur, J.-P. Gallais.Après une vie passablement agitée,l’ex-bénédictin finit ses jours dansune retraitç assez paisible. Il né man-quait pas, quoi qu’en ait dit Chénier,de talent et de malice : 1’ « HistoirePersanne » en fait foi. C’est unesatire assez mordante contre plusieursmembres du clergé réunis au Mans , àl’occasion des élections aux Etats géné-raux. Elle serait aujourd’hui à peuprès incompréhensible, si M. Despor-tes n’avait eu soin de transcrire danssa « Bibliographie du Maine »(p. 3o5), une clef manuscrite qui luiétait passée sous les yeux; cette clefcontient 34 noms, la voici :