LES LIVRES A CLEF
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HISTOIRE SECRÈTE DE LAREINE ZARAH ET DES ZARA-ZIENS, pour servir de mirror dansle royaume d’Albigion ; exactementtraduit de l’original italien qui setrouve aujourd’hui dans le Vatican de Rome . — Seconde édition corri-gée et imprimée dans le royaumed’Albigion, en l’an 1708, 2 parties,in-12 de XXII-123 p. et IV-136 p.frontisp.
Autre édition : HtsroiRE secrèteDE LA REINE ZARAH ET DES ZARAZIENS,OU LA DUCHESSE DE MaRLBOROUGH
déaiasquée, avec la clef pour l’in-telligence de cette histoire. — AOxford, chez Alexandre le Vertu- jeux, à la Pierre de Touche (Hol- jlande, à la Sphère), 1711, avec japprobation de la nation Britanni- jque, 2 part, in-12 de XII-161 p., etIII-69 p. front, et 3 p. pour la clef.On y joint une suite de III-73 p.,Oxfort, 1712.
Trois autres éditions de cette his-toire satirique sont décrites avec soindans un excellent article publié,l’année dernière, par une revue men-suelle anglaise « The Bibliographer. »Cet ouvrage a été analysé dans la« Bibliothèque des Romans » (1776 etavril iy83). Il a été attribué au fameuxdocteur anglican H. Sachewerel etaussi à M"" de La Rivi'ere-Manleyqui a composé L’Atalantis, autre Iroman satirique, dont il a été parlé jplus haut ; mais on n’est pas exacte- jment fixé sur le véritable auteur de jF « Histoire Secrète ». C’est, en !résumé, un violent pamphlet sur lareineAnne et sur la fameuse duchessede Marlborough. On aura l’idée desimputations qu’il contient en se rap-pelant que M. Michelet, dans son« Histoire de France », insiste à plu-
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sieurs reprises sur le genre d’attache-ment qu’il y avait entre ces deuxdames. La troisième partie relative àla disgrâce de la duchesse de Marlbo-rough, causée par la dissolution duParlement et le changement du minis-tère de 1710, n’est pas la moinscurieuse de l’ouvrage.
HISTOIRE TRAGI-COMIQUE DENOSTRE TEMPS, SOUBS LESNOMS DE LYSANDRE ET DE CA-LISTE.—Paris, 1615, in-8; autreédition, Lyon , 1634, in-12. Plu-sieurs fois réimprimé dans le cou-rant du xvu e siècle, notammentsous ce titre : Histoire des Amours deLysandre et de Caliste. — Leyde (Hollande), 1650, pet. in-12 de499 p. en tout.
L’auteur de ce roman est Henry ,ou plutôt Vital d'Audiguier , « qui.a composé plusieurs livres qu'onlisait beaucoup au temps de leur nou-veauté et qui florissait au commence-ment du règne de Louis XIII . » — Ilest bien difficile de découvrir aujour-d’hui les personnages mis en scènesous les noms de Lysandre et de Ca-liste. D’Audiguier , dans plusieurs deses ouvrages, a retracé des aventuresde son temps, en déguisant les nomsde lieux et de personnes ; ce procédéfut employé par la plupart des ro-manciers de cette époque. Parmi lesœuvres de cet auteur, contenant desallusions à des faits et à des personna-ges réels, on peut citer encore :
Les Amours d’Aristandre et de Cléo-nice, par le sieur d'Audiguier. — Pa-ris , i6i5, pet. in-8. (Ne serait-ce pasle même ouvrage que celui ci-dessusdécrit?) et:
Les douces affections de Lydamantet de Calyante, par le sieur d’Audi -guier. — Paris , 1607, in-12.
Ce romancier sur lequel il n’a point