LES LIVRES A CLEF
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sc pratiquait souvent aussi bien auXVI[[e siècle que de nos jours, il jugeautile de le remettre en vogue en rem-plaçant le premier titre par un autrePlus alléchant. L’exemplaire de M. A.finaux, que possède actuellementM. O. Uzanne qui me l’a communi-qué, confirme entièrement cette opi-nion; le titre porte : « Histoire dequelques courtisanes, » mais le relieurn bien mis sur le dos : « Impost. in-noc. » Les pièces que contient cerecueil sont au nombre de cinq etsont intitulées : « Le Point de vue del’Opéra; — Psapiiion, ou la Courti-sane de Smyrne (déjà publié en 1748,in-12); — Les Hommes de Promé-thée;— Serpille et Lilla, ou leRoman d’un jour; — Cinname, histoiregrecque. »
M. A. Dinaux, dans une assez longuenote qu’il avait écrite sur son exem-plaire, n’hésite point à dire que l’au-teur, dans ses « Impostures innocen-tes, » a fait certainement allusion,sous des noms grecs, à des femmesgalantes de Paris : cela est d’autantplus admissible que Meusnier de Quer-lon n’en était pas à son coup d’essaien pareille matière; déjà, en 1740, ilavait publié un livre à clef, « Lés Sou-pers de Daphné et les Dortoirs de La-cédémone, » que nous retrouveronsplus loin. Malheureusement, si la clefdes « Soupers » a été faite, il n’en estpas de même pour les « Imposturesinnocentes » et ce ne serait point unmince travail de rechercher la signifi-cation véritable de tous les noms grecsqui abondent dans « Psaphion, » dansles « Hommes de Prométhée » et dans« Cinname. »
INCONNUE (L’), Histoire véri-table. S. L, 1785, in-8 de 99 p.,plus un feuillet contenant la clef ;rare, surtout avec la clef.
Ce récit, dont l’auteur est demeuréinconnu, repose sur un fait très réel et
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contient des particularités très curieu-ses sur la vie et les intrigues d’uneaventurière du siècle dernier, la de-moiselle Félix-Julienne de Schonau ,dite Freulen, qui se faisait passer pourla fille naturelle de l’empereur Fran-çois I er , mort en ij 65 . Le « Bulletindu Bibliophile » contient, dans sonnuméro de mars-avril 1874 (pp. iqq à149), un fort intéressant article signé :W. O., relatif à cet ouvrage; on yvoit que le duc de Richelieu et lecomte de Cobenzel furent assez agréa-blement dupés par la belle mademoi-selle de Schonau. L'article se terminepar la clef de 1 ’ « Inconnue; » la voici :A ..b..g, — Aversberg;
A. ch..e M.r.e, — archiduchesse Ma-rianne;
B. .g..so, — Belgioso ;
Ch..s de L..e, — Charles de Lorraine;
C. ..I, — Cobenzel;
C. .r..ny, — Coroniny ;
D. ..n, — Dietrichstcin;
E. p..r F.-s, — Empereur François I er ;
I. .p..ce, — Impératrice;
J. de — Jean de Weissendorff ;
— Kaunitz.
Ajoutons que la « Correspondancede Grimm » (février 1763) signale,sous le titre suivant, un ouvrage quisemble avoir beaucoup d’analogie aveccelui qui nous occupe; c’est l’Incon-nue, roman véritable, ou Lettres deM. l’abbé de *** ET DE M lle de B** Y (Pa-ris , 1765).
« Il n’y a point de décrottcur, ditGrimm, qui n’écrivît mieux que lecoquin, auteur de cet ouvrage. On necomprend rien du tout à son imperti-nente rapsodie. Là, comme je présume,l’héroïne du roman est line certaineM 110 Renaud, ancienne maîtresse ducomte de Brulh, grand écuyer et frèredu premier ministre; il faudra s’adres-ser à elle pour avoir la clef de cet in-sipide et détestable bavardage. »
Il serait bien curieux de pouvoircomparer les deux ouvrages et de sa-voir si M" 8 Renaud et M llB de Schonau,dite Freulen, ne sont pas une seule et
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