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Tome premier.
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LES LIVRES A CLEF

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hommes, dans son Oncle, le fameuxBailli de Mirabeau ; Sophie ne seraitautre que la célèbre Sophie Monnier,maîtresse de Mirabeau l’aîné. Mais ilreste beaucoup d’autres pseudony-mes à dévoiler. Qui pourra jamaisdonner les noms véritables d ’Eglé, deM. de Belcour, de Daphné, de Sainville,de Florval, de M. Tue, etc., etc. ? —Comme ledit fort justement M. P. La-croix, il faudrait un long commentairepour expliquer différents chapitres etdévoiler bien des noms qui restentencore à peu près incompréhen-sibles.

MOUSSELINE-LA-SÉRIEUSE,ro-man, par A.-B.-L. Grimod de la Rey-nière, inséré dans une des brochuresmêlées de vers et de prose que l’au-teur publia sous les titres de :« Peu de chose, » et « Moins querien, suite de Peu de chose » (Paris ,1788-1793, in-8). Dans ses « Ou-bliés et Dédaignés » (t. II, p. 243),M. Ch. Monseht, parlant de « cepetit roman satirique et ténébreux, »fait connaître que la plupart desnoms sont anagrammatisés.

MOYEN (LE) DE PARVENIR,œuvre contenant la raison de cequi a été, est et sera, avec démons-tration certaine selon la rencontredes effets de la Vertu, par Béroaldede Vervilk. Revu, corrigé et mis enmeilleur ordre, publié pour la pre-mière fois avec un commentairehistorique et philologique ; ac-compagné de notices littéraires parPaul L. Jacob, bibliophile. Paris ,Charles Gosselin , 1841, in-12 dexxix-506 pp.

Cette belle édition, due aux soins deM. Paul Lacroix , est assurément lameilleure de cet étrange ouvrage. Onsait que divers écrivains ont contestéà Béroalde de Verville la paternité du« Moyen de parvenir; » Charles Nodier principalement voulait que ce livrefût l’œuvre de Henri Estienne ; mais,M. P. Lacroix a suffisamment établique cette opinion est tout à fait para-doxale et que nul autre que Verville n’a écrit ces entretiens plus que rabe-laisiens.

Les éditions du « Moyen de parve-nir, » dont quelques-unes ne portentpas de date, sont nombreuses ; presquetoutes appartiennent à la tin du dix-septième siècle et au commencementdu dix-huitième. Les suivantes se fontremarquer par leurs titres bizarres :

« Le Salmigondis, ou Le Manège dugenre humain. » Liège , Louis Refort,1698, in-12 de 347 pp. ;

« Le Coupecu de la Mélancolie ouVénus en belle humeur. » Parme ,Jacques Gaillard, 1698, in-i2 de347 pp., même édition que la précé-dente ; le titre seul est changé.

Les interlocuteurs du « Moyen deparvenir » sont pris dans tous lestemps et dans tous les rangs de lasociété humaine; la plupart d’entreeux, notamment ceux de l’antiquité,sont nommés en toutes lettres; maisparmi les modernes, beaucoup denoms durent être déguisés, précautionque la prudence imposait à Béroalde ;quelques-uns de ces noms, dont lasignification a échappé à M. P. Lacroix,ne devaient être reconnaissables quedans la ville de Tours.

Voici, très abrégée d’ailleurs, unesorte de clef extraite des intéressantesnotices de M. P. Lacroix et qui peutservir à toutes les éditions du «Moyende parvenir : »

Alain. — C’est Alain Chartier, qui estdésigné par son prénom seul.

Alais (Jean), — ou plutôt Jean duPontalais, auteur et acteur de mora-