LES LIVRES A CLEF
677
prescrivent les convenances à l’égard depersonnages vivants.
NABOB (THE). A comedy, bySamuel Foote , acted at the Hay-Market, 1772. Printed in 1778,London , in-8.
Satire virulente, mais assurémentexcessive contre la « Compagnie desIndes, » dont les procédés sont sévè-rement critiqués. On y trouve plu-sieurs caractères pris sur le vif. Lepersonnage de Sir Matthew Mite faitallusion à un homme parti de la mé-diocre condition de marchand de fro-mages pour arriver à la plus grandefortune. Cette pièce fut très bien ac-cueillie, probablement parce qu’on yreconnaissait des portraits dont lesoriginaux seraient bien difficiles à re-trouver aujourd’hui. 0 (BiographiaDramatica, » t. Il, p. 24g.)
NABUCCO, Tragedia.—-Londra ,J. Murray, 1819, in-8.
Nouvelle édition : Londra , 1830,in-16, avec la clef des noms.
Cette tragédie est de Jean-BaptisteNiccolini, né à Florence , le 3 i octo-bre 1785, mort le 20 septembre 1861.C’est une pièce remplie d’allusionscontinuelles à Napoléon I«' ( Nabucco )et aux principaux membres de safamille. Le prince Pierre Bonaparte atraduit « Nabucco » en vers français (18C1, in-4).
NAIN (LE) JAUNE ou Journaldes Arts, des Sciences et de la Litté-rature. — Paris , imp. de Faim,43 numéros, du 15 décembre 1814au 15 juillet 1815, formant 2 vol.in-8 avec titres et curieuses carica-tures coloriées. Très rarement biencomplet.
678
Le Nain jaune réfugié, par unesociété d’Anti-Éteignoirs. — Bruxel-les, mars-novembre 1816, 42 numé-ros formant 2 vol. in-8, orné decaricatures. Plus rare encore que leprécédent.
Ce journal, sur lequel il faut con-sulter l’excellent article de M. Hatin,dans sa « Bibliographie de la Presse »(pp. 320 - 322 ), fut composé en colla-boration par Etienne, Cauchois-Le-maire, Merle, Jouy et autres.
Comme les Cancans, dont il est parléplus haut, il est rempli d’allusionsméchantes contre les plus hauts per-sonnages de l’époque, dont les nomssont anagrammatisés ou déguisés. —Ce fut ce j ournal qui inventa le fameux«Ordre des chevaliers de l’Eteignoir. »Cet ordre, qui comptait beaucoup demembres, comme on pense, eut unsuccès fou ; ce fut à qui déchiffreraitles malicieuses énigmes des auteursqui avaient caché les vrais noms sousdes anagrammes ou sous une traduc-tion en latin macaronique. Voici lesnoms de quelques-uns de ces pauvresChevaliers de l’Eteignoir, ainsi que de« l’Ordre de la Girouette, » dont il estaussi question dans cette feuille sati-rique :
Ignace Chouxber, — Berchoux ;Carolus Letellacre, — Ch. Lacretelle;Nestor Radus, — Suard ;Roc-Druemal, — Dureau de la Malle ;Cha-Abbas Teleft, — l’abbé de Fé-letz ;
Sulpicius Syfrainous, — M. de Frays-sinous;
Micaldo, — Michaud, de la « Quoti-dienne ; »
Le prince de Bienauvent, — M. deTalleyrand ;
Horatius Ruda, — Daru, traducteurd’Horace ;
Noega Zaremut, — Rémusat ;