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LES LIVRES A CLEF
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NATILICA, CONTE INDIEN OU CRI-TIQUE DE CATILINA . — S. 1 . n. d.,
in-4, 4 pp. et : Amsterdam , 1749,in-i2 de 18 pp.
Cet écrit satirique est de Desforges,clerc de procureur, qui déjà, l’annéeprécédente, avait publié une « Lettrecritique sur la tragédie de Sémira-mis » de Voltaire (1748, in-8) et qui,en 1738, avait donné une comédie enun acte et en vers, « Le Rival secré-taire » (par D*’"', Paris , Dupuis, in-8).Dans le court article que lui consacrela « Biographie Michaud »(XI, p.171),on apprend quelle terrible disgrâceencourut ce malheureux, pour avoirprotesté, dans des vers indignés, con-tre l’arrestation du Prétendant, en1749. H mourut en 1768. Dans leconte de Natilica (Catilina ), tous lesnoms propres sont anagrammatisés :ainsi, Inebami, c’est Bien-Aimé(Louis XV) ; — Lovalire , c’est Vol-taire ; — Rebnocill, c’est Crébillon .
Le « Catilina » de Crébillon donnalieu à plusieurs autres satires parmilesquelles on peut encore citer ici :Factum pour la nombreuse famille deRapterre :contre le nommé Giolo Tica-lam. y S. 1 . n. d., in-8. La clef est aiséeà faire : la famille de Rapterre, c’estle Parterre ; Giolot, c’est Prosper Jo-b'oi de Crébillon, et Ticalani, c’estCatilina.
NÉGOCIATIONS DIPLOMATI-QUES ET POLITIQUES DU PRÉ-SIDENT JEANNIN (publiées par lessoins de son petit-fils, l'abbé deCastille). — Paris , 1656, in-folio,1659, jouxte la copie (Hollande),2 vol. in-12, 1695. — Amsterdam ,4 vol. in-12. Réimprimés encoreen 1819, à Paris , avec les œuvresmêlées de l’auteur, 3 vol. in-8, por-trait.
Le titre de cette dernière édition in-dique Jeannin comme « ambassadeuret ministre d’Etat sous François I er ,Henri IV et Louis XIII ; » de fait, leprésident, né en 1540, n’avait que septans à l’époque de la mort de Fran-çois I er . Il est mort, à Paris , le 3 i oc-tobre 1622. — Jeannin prit part, aucommencement du xvii e siècle, auxnégociations les plus importantes, etil se servait dans ses dépêches d’unchiffre qui les rendrait fort peu intel-ligibles pour le commun des lecteurs.Fort heureusement, on en a depuisimprimé la clef, sans laquelle il seraità peu près impossible d’en saisir lesens. Qu’on en juge par le spécimensuivant, que je transcris ici d’après les« Curiosités philologiques, géogra-phiques et ethnologiques » (pagesx 12, 11 3 ) ; c’est un fragment d’une cor-respondance du roi Henri IV et de Vil-leroy, son ministre, avec le présidentJeannin, ambassadeur de France prèsles États de Hollande :
« Je vous prie d’y penser, estantcertain que si la Buglose voulait nouscroire, que nous la rendrions jouis-sante bientost d’un repos très assuré,et n’auroit cause de redouter les coupsde pieds de la Jument ; mais elle esttrop craintive et engagée au Poulainpour franchir ce saut. Néanmoins ilfaut penser à tout ; car certes je n’es-père pas que le Mary de l’Estalonchange de propos, car il s’est trop en-gagé au sujet de cette souveraineté.L'on dit que leSycomore doit prendregarde aux pieds et aux mains de Win-nood, comme celuy qui entretient uneentière et fidèle correspondance avecle Charme, et qui sçait les secrets dugrand trésorier d’Angleterre qui con-duit ces subtilités. Si les autres quit-tent l’article susdit, nostre Sergent nedéclarera les tenir pour libres commeils désirent ; car il a entendu que lapromesse que le Sycomore a faite surcela soit attachée au conseil qu’il leura donné de sa part, ne voulant en fa-