LES LIVRES A CLEF
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charmant petit ouvrage a été maintesfois réimprimé. L’auteur est Christo-phe Anstey, poète estimé de l’Angle-terre. Il satirisa dans ce petit ouvrage,avec beaucoup d’originalité et d’en-jouement, les travers de ses contem-porains et son œuvre eut le plusgrand succès; il est bien probable quedivers personnages lui servirent demodèles, et, si elle n’existe déjà, ilserait fort à désirer que quelquecurieux et érudit anglais voulût biencomposer la clef de cette intéressanteproduction.
• New (a) description of Merry-
LAND.
Voir : Description topographique,etc., du Pays et des environs de laForêt-Noire.
NEW (A) REHEARSAL, or bayesTHE younger. — A play of threeacts, 1714, in-8.
Cette « Nouvelle Répétition, » bienque ne portant pas de nom d’auteur,est attribuée à Charles Gildon . — Elleest conçue sur le même plan que lafameuse comédie de Buckingham (« The Rehearsal ») et vise principa-lement le théâtre de N. Rowe et lepoëme de Pope « Râpe of the Lock . »C'est une pièce piquante ; mais biendes allusions sont aujourd’hui peufaciles à saisir. (BiographiaDramatica,t. II, p. 253.)
NINA OU LA FOLLE PAR AMOUR ,comédie en un acte (et en prose,mêlée d’ariettes), par M. M. D. V.(Benoît-Joseph Marsollier des Vive-tières), musique de Dalayrac . —Paris , Brunet, 1786, in-8.
On ne s’attendait guère à voir clas-ser parmi les ouvrages à clef, cette
petite pièce aujourd’hui très oubliée,dans laquelle se trouvent les fameuxcouplets
« Quand le bien-aimé reviendra
« Près de sa languissante amie,
« Alors, le printemps renaîtra,
« L’herbe sera toujours fleurie..., w
qui ont arraché tant de larmes auxâmes sensibles de l’époque.—Rien n’estplus justifié cependant: c’est Grimmqui nous le prouve en racontant l’his-toire de Nina, jeune paysanne desenvirons de Rouen , qui, délaissée parson amant et futur époux, perdit laraison en s’abandonnant à son pro-fond chagrin. — La pauvre fille allait,chaque jour, s’asseoir au pied d’unarbre, à l’extrémité de son village ;chaque soir, après plusieurs heuresd’attente et d’espoir déçu, elle rentraitchez elle, en disant simplement cesmots : « Il n’arrivera pas encore au-jourd’hui, je reviendrai demain. » —Moins heureuse que la Nina de lacomédie, elle mourut de douleur,sans avoir revu son amant. — Cettetriste histoire parvint jusqu’àla grandeville; on en fit cette pièce, qui eut unsuccès immense. (Voir « Correspon-dance, » juin 1786.)
NOBLE (LA) VÉNITIENNE ou
LA BASSETTE, HISTOIRE GALANTE. —
Lyon , Th. Amaulry, 1676, in-12.Autre édition : Suivant la copie deParis , chez Claude Barbier, 1679,in-12 de 7 ff. et 127 pp.
Cette nouvelle, aujourd’hui com-plètement oubliée, est du sieur dePréchac, fécond romancier du xvii*siècle. La plupart des exemplaires dela « Noble Vénitienne » ont à la finune clef, ou explication des personna-ges et aventures du roman. De Pré-chac a souvent prétendu retracer desaventures réelles ; telles sont, parexemple, son « Héroïne Mousque-