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LES LIVRES A CLEF
.«us, » Histoire véritable, son « Illus-tre Parisienne, » histoire galante etvéritable, etc., etc. Mais il faut sedéfier beaucoup de ces sous-titres desromanciers du temps qui visaient sur-tout, par ce moyen, à piquer la curio-sité du public.
Ajoutons qu’on lit à la fin de la« Clé ou explication de la nouvelle:»« L’auteur ayant perdu quelque argentà la bassette, a trouvé le moyen de sedédommager en faisant un livre surla bassette, dont il a retiré la meil-leure partie de ce qu’il a perdu. » —
Voilà ce qu’on peut appeler un litté-rateur pratique.
NOCRION, conte allobroge. —S. 1. (Paris ), 1747, pet. in-12, fig.— Nombreuses réimpressions. —La dernière est de Bruxelles,Gay et Doucé, 1881, in-12, fig.
Ce petit ouvrage, attribué tantôt àGueulette, tantôt à Caylus, est vraisem-blablement de ce dernier. — L’auteurs’inspirant d’un fabliau bien connu(Le chevalier qui faisoit parler les...,etc.), a imité le style du quinzièmesiècle. Comme pour Cleon et Apprius,l'anagramme obscène du titre donnela clef de tout le livre; ce n’est autrechose que l’origine des « Bijoux indis-crets. » Diderot y a vraisemblablementpuisé l'idée première de son charmantmais trop libre roman dont il est parléci-dessus.
Noctroffe’s maid whipp’d.
Voir : The Presbyterian Lash.
NOCTURNAL REVELS : or thehistory of kings’-place, and othermodem Nunneries, etc., etc., withthe portraits of the most celebratedDemireps and Courte?, an s of thisperiod : as well as sketches of their
professional and occasional Admi-rers. — By a monk of the order ofS‘-Francis.—London, 1779, 2 vol.in-12. Traduit en français sous letitre de : « Les sérails de Londres ,ou les Amusements nocturnes, »etc., etc. — Paris , Barba, 1801 et1804, 4 vol. in-18, fig.
Livre obscène contenant la descrip-tion des mauvais lieux etles portraitsdes plus fameuses courtisanes deLondres , ainsi que ceux de leursclients. On y trouve sous des nomsdéguisés ou sous des initialismes fa-ciles â compléter des personnagesréels et alors trop connus: ainsi LordPiccadilly, c’est le comte de March,devenu par la suite duc de Queens-berry ; Miss P — 1 — r, c’est la fa-meuse Palmer; etc., etc. (Voir Pisa-nus Franxi, Index Librorum Prohibi-torum, pp. 319-321.)
NŒUDS (LES) ENCHANTÉS, ou
LA BISARRERIE DES DESTINEES.
Entre l’amour et la folie,
Ce petit globe est bailoté;
Suivre l’un est ma volupté,
Rire avec l’autre est mon envie.
Dorât.
A Rome , de l’imprimerie papale,1789, 2 part, en un vol. pet. in-12de 144 et 116 pp.
M. P. Lacroix, dans une excellentenotice publiée dans le « Bulletin duBibliophile » (XV e série, 1862, pp.1422-1423, n a 124), établit péremptoi-rement que l’auteur de ce roman, où ladécence n’est guère respectée, ne peutêtre que la comtesse de Beauharnais,maîtresse de Dorât, et ennemie achar-née de M'" e de Genlis et de La Harpe.C’est un conte de fées dans le genre