LES LIVRES A CLEF
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Une P ., — une p.... n ;
VI Gour...., la Gourdan, entremet-teuse ;
On trouve encore diverses phrasescontenant des allusions faciles à ex-pliquer : P. 36 . — Il y a dans laSociété un homme qui a perdu sesculotes au jeu, — c’est M. de Perséa ;p. 45, une très grosse duchesse, re-présente Mad. de Mazarin ; p. 46, unde nos philosophes, c’est le marquis deVillette ; p. 4g, un homme en Fran-ce . et p. 38 , un monstre à la cour,
c’est encore le chancelier Maupeou ;p. 5 g, une femme qui n’a jamais vu lesoleil, désigne Mad. Brissard ; leLycurgue de la France, c’est M. Mo-reau ; enfin, p. 67, trois jeunes du-chesses, sont Mesd. de Mazarin , deChàtillon et de La Vallière .
PHILOSOPHE (LE) MARIÉ, oule mari honteux de l’être, comé-die en cinq actes et en vers, parPh. Néricault-Destoucbes. — Paris ,Lebreton, 1727, in-12. Réimpriméen 1734 et 1763.
On trouve dans les « Récréationslittéraires » de Ci^eron-Rival les ren-seignements suivants sur cette pièce,d’après une lettre de Destouches lui-même: « Malgré les affaires impor-tantes qui l’occupaient pendant samission diplomatique en Angleterre,M. Destouches 'conçut une violentepassion pour une demoiselle anglaise,née catholique, nommée DorothéeJohnston, fille d’une naissance dis-tinguée; par des raisons que la poli-tique lui imposait, il l’épousa secrète-ment dans la chapelle qu’il avait àLondres , en qualité de ministre deFrance . Ce fut son premier chapelainqui leur donna la bénédiction nup-tiale, en présence de sa belle-sœur(Céliante dans la pièce) et de quatretémoins leurs intimes amis ou leursconfidents. — Ce mariage secret estle sujet véritable du « Philosophe
marié, » pièce que M. Destouches composa en Angleterre, cinq ou sixmois après son mariage, et qu’il fitreprésenter en France , après son re-tour de Londres . Tous les personnagesy sont peints d'après nature, à quel-ques circonstances près, qu’il futobligé de changer et d’accommoder authéâtre.
Ajoutons, d’après la même source,que « L’ambitieux et l'indiscrète, »tragi-comédie, du même auteur, encinq actes et en vers (Paris , Praultpère, 1737, in-12), éprouva quelquesvicissitudes par suite de l’opinion trèsarrêtée que l’on avait que sous lestraits de l’Ambitieux, Destouches avaitvoulu peindre le ministre de Chau-velin. Il eut beaucoup de peine à fairelever l’interdit que ce ministre trèsalarmé avait fait mettre sur lapièce.
Philosophes (les) manqués.
Voir; Les Originaux, par Cail-leau.
PHILOSOPHIE (LA) DU RUVAREBOHNI, Pays dont la décou-verte SEMBLE D’UN GRAND INTÉRÊT
pour l’homme, ou Récit dialogué.Par P.-J.-J. S*** et Nicolas Bugnet.S. 1 . n. d. — (Paris , vers 1805),2 vol. in-12.
Ouvrage allégorico-philosophique,attribué à Sponville et à N.-E. Restifde la Bretonne. — Cette dernière at-tribution paraît plus que douteuse.—Quoi qu’il en soit, c’est un ouvrage àclef ; les mots et les noms anagram-matisés y abondent ; ainsi, d’aprèsBarbier (t. III, col. 878), Ruvareheu-xis signifie : Vrais heureux; — Poné-lano, Napoléon ; — Içanarfs, français ,etc., etc. — M. Paul Lacroix , dans sa« Bibliographie de Restif de la Bre-tonne » (pp. 17, q 3 o et suivantes), dit