LES LIVRES A CLEF
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deuxième volume de la dernière édi-tion. L'action est transportée en Asie ,sous des noms supposés. La Russie est appelée Mogollia ; — l’Impéra-trice Catherine II , Cattuna; — le czarPierre III , son mari, Ottai; — legrand-duc Paul, qui a régné depuis,Cajucco ; — Orloff, le favori, Cus-lucco ; son frère Alexis, Ataja ; —ses autres frères, Cas , Patuffet Taffer ;— le favori Potemkim, Toto Toc-tabei ; etc. — L’ouvrage n’est pas tou-jours aussi plaisant que le sujet ettout cet appareil semblent l’annon-cer. » (Voir : « Biographie Michaud, »t. VII, p. 333.)
POÉSIES-ANECDOTES DE LAMINORITÉ DE LOUISXV . In-folio,demi-reliure, dos et coins de ma-roquin rouge du Levant, nonrogné.
« Manuscrit du xviii' siècle, d’unebelle écriture, contenant des piècessatiriques et scandaleuses en partieinédites. — Des annotations en margedonnent la clef des personnages ainsiattaqués. » (Catalogue Luzarche,n° 2,412). — J’ignore en quellesmainsest passé ce curieux recueil; s’il est ja-mais publié, il ne peut manquer d’of-frir, grâce à la clef qui l’accompagne,une mine de renseignements précieuxpour l’histoire de la Régence.
POÉSIES. Partout et pour tousles temps. S. d., in-8 de 251 pp.
Bien que la Préface attribue ce re-cueil à l’abbé De la Porte, il est biencertain qu’il est tout entier de Mérardde Saint-Just. — La plupart des pe-tites pièces qu’il renferme sont plusque médiocres et souventennuyeuses ;cependant, si ce volume, rempli d’ini-tialismes et de pseudonymes, étaitaccompagné d’une bonne clef, il se-rait fort curieux pour l’histoire litté-
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faire de la fin du règne de Louis XVI -— Je ferai la même remarque poufles « Etrennes des Poètes, » du mêmeauteur, dont il est parlé plus haut.
POÉSIES SATYRIQUES DU.DIX-HUITIEME SIÈCLE (Réuniespar Sautreau). — Londres (Cazin)i1782, 2 vol. in-18 de xn-180 et224 pp. — Quelques exemplairesont, à la fin de la deuxième partie,deux feuillets annexés (pp. 225-228). — Autre édition, id., id.,1788, 2 titres gravés par Marillier.
Sans parler de la « Satyre au comtede B**’, » par Robbé, dont il est ques-tion plus loin, ce petit recueil offrede nombreux initialismes à compléter.Citons-en quelques exemples :
T. I, p. 5. — La Crépinade, par Vol-taire , — Crépin, c’estJ.-J. Rousseau ;
P. 160. — « Un jeune homm ebouillant invectivaitV”*, « Il faut lire :Voltaire ;
T. II, p. 11.— S***, Saurin ; p. 12.-—JF”*, Fréron ; p. i5. —■Saint-L***, Saint-Lambert ; — La H*'*)La Harpe; — M*’*,Marmontel;p. 16. —d’A*", d’Alembert;— D ***, Diderot ;p. 19. — Le peintreaimable de Guide,Montesquieu ; — ce
chantre léger, Gresset ;p. 23. — Z)***, Dorât;
P. 67. — Cl***, Clément ; —"
Au***, Aubert, etc.
Tout lecteur un peu au courant dela littérature du temps découvre aisé-ment les noms véritables désignéspar de simples initiales.
POETASTER, or The Arraign-