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Tome second.
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LES LIVRES A CLEF

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représente un ouvrier empoisonnédans une fontaine et taillant unepièce de bois avec une doloire, pour-rait être Etienne Dolet, ou CharlesFontaine ; dans la figure 78, dont latête est coiffée d’un pot cassé, on pour-rait reconnaître Geoffroy Tory , cetypographe célèbre qui avait pourmarque un pot cassé, mais toutes cesinductions sont bien vagues. »

En résumé, malgré les efforts detous ses commentateurs, la véritableclef de Rabelais est encore à trouver ;on a découvert dans son œuvre bien deschoses auxquelles il n’a pas dû son-ger ; par contre beaucoup d’allusionsqu’il a dû y introduire sont demeuréesincomprises ; ce n’est malheureuse-ment pas le seul ouvrage allégorique9ui soit dans ce cas.

RABELAIS RESSUSCITÉ RÉCI-TANT LES FAICTS ET COMPOR-TEMENTS ADMIRABLES DU TRÈSVALHEUREUX GRANDGOSIER,Roy de PLACE-VUIDE ; — Tra-duict du grec affricain en françoisPar Thibaut le Nattier, clerc du lieude Bargès en Bassigny. — A Paris ,Anthoine de Brueil, MDCXIV. Lapremière édition est de Rouen ,t6i 2. Réimprimé à 100 exemplaireschez J. Gay et fils, à Genève , avecnotes de Philonmestc Junior, in-18de viii- 105 pp.

M. G. Brunet, qui a rédigé l’intéres-sante petite notice qui précède cecurieux et très rare ouvrage, nousfsit connaître que « Thibaut le Nat-tier » n ’ es t qu’un pseudonyme prisP ar N. de Horry, écrivain presqueinconnu. Les exemplaires du « Rabe-lais ressuscité » sont devenus si rares,malgré les trois éditions de 1612,tdi4 et i 6 i 5 , qu’on n’en a pas vu,depuis bien des années, d’autre exem-

plaire que celui de Charles Nodier .— Le Très- Valheureux Grand-gosierc’est Henri IV . — L’ouvrage de N. deHorry, publié pour la première foisen 1611, c’est-à-dire un an après lamort du roi, devait être une dernièreexpression des haines d’un ancienligueur. Malheureusement la clef dece piquant pamphlet n’est pas venuejusqu’à nous.

RAYMOND CINQ., COMTE DETOULOUSE , ou l’épreuve inutile,comédie héroïque, en cinq actes, enprose, par .J.-M. Sedaine; représen-tée pour la première fois par les co-médiens français , le mardi 22 sep-tembre 1789, pour la deuxièmefois, le samedi 26. In-4 de 85 pp.Manuscrit.

Cette pièce, copiée par Le .Mazuriersur le manuscrit des Archives de laComédie française, n’a pas été im-primée.

La « Correspondance de Grimm »(octobre 1789) donne l’analyse decettecomédie et l’intitule «Raymond V,ou le Troubadour. » — Sedainel’avait composée pour se venger de lacabale qu’avait faite le maréchal deDuras, afin d’empêcher la représenta-tion de « Paris sauvé » (pièce éditéeen 1788.) — « Quelque original quesoit cet ouvrage, dit Grimm, on sentque ce qui lui manque essentielle-ment c’est ce degré d’intérêt, d’im-portance du moins, nécessaire pourattacher, durant cinq actes, l’atten-tion et la curiosité des spectateurs...on a bien reconnu, dans le rôle duGrand Référendaire, quelques traitsde l’ancien garde des sceaux, M. deMiroménil ; dans celui du PremierChambellan, feu M. le maréchal deDuras, dans celui de l’Intendant , M. dela Ferté ; mais, dans ce genre, ce quipouvait être encore assez piquant, il