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Tome second.
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LES LIVRES A CLEF

9II

nouvelles maîtresses, il avait imaginé,dans un vaste château où il attirait laplus fringante jeunesse desdeux sexes,de pourvoir tous les lits de ressortset de fils qui faisaient mouvoir dessonnettes placées tout autour de sonappartement, chacune avec son éti-quette portant le nom des dames q-uioccupaient les chambres. » — On jugece qu’un pareil thème a pu fournir àl’imagination de l’auteur, qui a d’ail-leurs raconté plusieurs aventuresvéritables.

Les noms des personnages ont étéchangés dans « Félix, » en voici laconcordance avec ceux des « Son-nettes : »

Le baron D***, — M. de Lancinai;

La comtesse de Mongol, — la com-tesse de Baltimor ;

La Duclos, — la Dupré;

Le duc D*** (c’est Richelieu), — lebanquier Crysopole;

Le président P..., — P., jeune officier;Le vicomte deL ...,— L., jeune officier;Le château du duc, — la belle maisondu banquier ;

Le président D. B..., — M. de Bon-naire ;

La présidente D. B..., — M m<! de Bon-naire.

Il serait bien curieux de tomber surun exemplaire annoté par une mainde l’époque, pour avoir les vrais nomsde tous ces libertins.

SORELLINA (LA) DI DON PI-LONE (o sia l’avarizia più onoratanella serva, che nella padrona),commedia,di Girolamo Gigli , recitatain Siena da gli Accademici Rozzi,

1 7 2 1, in-i 2.Plusieurs réimpressions.

Jérôme Neuci, plus connu sous lenom de Girolamo Gigli , et dont il aÇté parlé à l’article « Don Pilone, » aec rit, on peut le dire, d’après nature,cette comédie en cinq actes et enprose : Sa femme, sa servante, lui-

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même et sa famille en un mot, ontfourni le sujet et les principaux per-sonnages. Sa femme y est mise enscène avec son humeur scabreuse, sasordide avarice et son aveugle crédu-lité. Il s’y est peint à peu près telqu’il était lui-même, bon homme aufond, mais malin, goguenard, insou-ciant, dissipateur, toujours occupé devers ou de prose, jamais de ses affaires,et, au milieu des plus grands embar-ras, tendant des pièges à l’hypocrisie,et triomphant quand il l’y a fait tom-ber. De peur qu’on ne se trompât aurôle de l’hypocrite Don Pilogio quiest le fourbe de la pièce et un secondDon Pilone, il le désigne, dans sa pré-face, par l’initiale de son nom: « c’é-tait le Signor Alessandro S..., cheva-lier par sa naissance et hypocrite parétat . » — Cette pièce n’eut pas moinsde succès que « Don Pilone, » et n’at-tira pas moins d’ennuis à son auteur.Il serait curieux d’en retrouver laclef. (Voir: « Biographie Michaud, »t. XVII, p. 340-350.)

Souper (le) des Noirs.

Voir : Le Vicomte deBarjoleau.

SOUPERS (LES) DE DAPHENÉ,ET LES DORTOIRS DE LACÉDÉ-MONE , Anecdotes grecques, ouFragmens historiques publiés pour

LA PREMIÈRE FOIS, ET TRADUITS SURLA VERSION ARABE IMPRIMEE A CONS-TANTINOPLE , L’AN DE L’HÉGIRE II10ET DE NOTRE ÈRE 1731 (par A.-G.Meusnier de Querlon). — Oxfort(Paris ), 1740, in-8 de 96 pages.Réimprimé en 1746, pet. in-8, en78 pages seulement, y compris laclef.

Ce petit ouvrage a fait l’objet dedeux intéressants articles, l’un de