LES LIVRES A CLEF
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Rutger Vulpius, iôioou 1613, in-4. i
Cet ouvrage est de Phil. de Belle- jville, écrivain assez peu célèbre, et ;qui n’a point eu les honneurs d’un iarticle dans la Biographie univer- :selle ; c’est un volume de 8 feuillets !liminaires, 588 p. et 2 feuillets ; il !est divisé en 17 chapitres ; en tête jde chacun est une vignette en itaille-douce qui occupe la moitié jde la page. Très rare.
Voici ce que dit à son sujetle « Bul- !letin du Bibliophile» du moisd’août j1840 (page 268):
« Les critiques ont presque tous j« passé ce roman sous silence, afin,
« sans doute, de se dispenser de le« lire. En effet, ce n’est pas chosen amusante; il nous intéresse peu de« savoir comment Polimantes, fils« d’Olinthe, roi de Clarce, arrache des« mains d’une bande de pirates la« princesse Galarande ; nous ne nous« soucions guère de savoir qu’il court« le monde ; il devient amoureux de« la princesse Florisenne, nièce de la« reine deMéoce, assiste àunefouledeu tournois et de fêtes, reçoit une bles-« sure grave dans un combat naval,
« et finit, en épousant Florisenne, par« monter sur le trône, tandis que« Galarande, forcée, bien malgré elle, j« d’entrer dans un couvent, en a été !« délivrée par le chevalier Esdarides. i
« Ce que l’on ignore généralement, j« c’est que le fond de ce lourd roman ;« est une allusion continuelle aux !« événements politiques de la seconde j0 moitié du xvi 8 siècle; il est d’ail- j« leurs aisé de s’assurer, en déga- j« géant, dans le récit, les faits princi- i« paux des épisodes où les a noyés j« l’imagination peu brillante de l’au- j« teur. Sur les marges de l’exem- !« plaire que je possède, une main j« contemporaine a indiqué les noms j« réels des héros du livre et des lieux j
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« où se passe l’action. César Carli-« pente , c’est Charles-Quint ; son fils,« Régimond, Philippe II ; le duc de« Mornice, c’est le connétable deii Montmorency ; le duc d’Aurore, c’est« le duc d’Albe ; le roi Arcigerion11 deviendra Henri II . Il vous faut re-« connaître Bruxelles dans Paludine,« les Pays-Bas dans le pays de Cis-« rhene, la Flandre dans la Pleumosie ;u le combat de Veromande devient la« bataille de Saint-Quentin . On voit« que le mystère n’était pas toujours« bien difficile à découvrir. »
Il ne saurait être question de donnerici des renseignements bibliographi-ques sur les œuvres du « Poète leplus parfait dont s’honore la scènefrançaise. » — Ces œuvres sont danstoutes les mains et elles ont fait l’ob-jet d’une bibliographie spécialede plusdeqoo pages. Je dois donc me borner àreproduire, comme rentrant dans lecadre de cette étude, les indicationsdonnées par M. Oldbook, sur la clefduthéâtre de Racine, dans un intéres-sant recueil dont la publication a troptôt été suspendue : je veux parler des« Miscellanées Bibliographiques »(Paris, Edouard Rouveyre , in-8).
« On sait, dit M. Oldbook (n° du3 i août 1878, p. 110), on sait com-bien était générale au xvu e siècle lamanie de ces prétendues clefs, dontse plaint si vivement La Bruyère , etcombien on s’acharnait à découvrir,même dans les ouvrages où on nepouvait soupçonner d’allusions sati-riques, les véritables noms des per-sonnages derrière les noms supposéssous lesquels ils étaient présentés aupublic. Toutes ces clefs couraient lesruelles; il y en avait pour les Comé-dies de Molière et les Tragédies deRacine n’en étaient pas exemptes.
Ainsi, dansla Tragédie d’ « Alexan-dre-le-Grand » (1666), Alexandre,