LES LIVRES A CLEF
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laume III ; — mais la transparence del’allusion laissait parfaitement aper-cevoir la France , derrière l 'Angleterreet Louis-Philippe d’Orléans, roi parla Révolution de i 83 o, derrière Guil-laume d’Orange , roi par la Révolutionde 168S. Les partis hostiles, coaliséspour une œuvre commune de renver-sement, se personnifiaient dans unvieux soldat de Crotmvell (les Répu-blicains), un marquis Jacobite (lesLégitimistes), auxquels s’alliait unbourgeois soi et vaniteux (le Centregauche et le tiers parti). — Cettepièce, insipide au point de vue del'intrigue, est transformée en babelpolitique par un certain Callough-more (i), agent secret du gouverne-ment, qui sème la désunion parmiles conjurés à l’aide de la corruptionqu’il érige en principe. — La comédiede M. Liadières, n’eut que 4 ou 5 re-présentations et fut atrocement ba-fouée. (Voir: Th. Muret , Histoire parle Théâtre, t. III, p. 270.)
TOUR (LA) DE BABEL. — Revuejouée aux Variétés, le 24 juin 1834.
— Cette pièce n’eut pas moins detrente pères, tous fort connus, qui secachèrent tous modestement sousle triple astérisme de ***.
« Parmi les nombreuses allusionssatiriques de cette revue, on remarquasurtout le bon « Constitutionnel, »qui y fut sévèrement drapé sous lepersonnage d’un vieux goutteux, munid’un garde-vue vert et affublé dunom significatif de Pudibond-Rococo. »
— Il y aurait une clef fort amusanteà faire pour ce sprirituel ouvrage.(Voir: Th. Muret , Histoire par leThéâtre, t. III, p. 232.)
TOUT CE QUI RELUIT N’ESTPAS OR. — Comédie en trois actes(en 5 actes et en prose, suivant la
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« Bibliothèque du Théâtre Fran-çais. ») — Valenciennes , Gabriel-François Henry, 1713, in-8de 77pp.— Très rare.
C’est seulement le programme deces trois actes, scène par scène, comme« La Peau de beuf » (voir ce titre.) Ily est fait allusion à de puissants per-sonnages dont on a dû déguiser lesnoms. (Catalogue Soleinne, n° 1 658 .)
Tragédie de la marquise d’An-cre...
Voir : La Magicienne Estrangère..
OU, SOUS LES NOMS FEINTS, ON VOIDLEURS CONSPIRATIONS, MACHINES ,MONOPOLES, ASSEMBLÉES, PRATIQUESET RÉBELLIONS DÉCOUVERTES, dédiée
à la Reyne. — Paris , veuve Ducar-roy, 1622, in-8 de 31 ff. — Trèsrare.
L’argument de cette pièce en cinqactes et en vers, sans distinction descènes, donne l’explication des allégo-ries et des allusions historiquesdont elle est remplie; l’action, calquéesur les événements du temps, se rap-porte surtout aux prises d’armes desprotestants à Tîle de Rhé et à Mon-tauban. — L’auteur est sans doutePierre de Brinon, conseiller au Par-lement de Normandie , imitateur dequelques tragédies latines de Bucha-nan. — La « Tragédie de Rebelles »,dans laquelle il n’y a ni intrigue nidénouement tragiques, est analyséed’une manière très complète dans la« Bibliothèque du Théâtre François »(t. i*r, pp. 540-542). Voici la clef desprincipales allusions et de la plupartdes noms supposés :
Meris, pasteur,— M. de Soubise;