ENCYCLOPÉDIES.
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bourg, par ce même Antoine Sorg qui y apporta ces presses et employapour la première fois ce caractère de forme semi-gothique, avec quelquesmajuscules fleuries. La preuve certaine que ces vénérables monumentstypographiques ont Oté imprimés dans l’abbaye même ressort de deuxdocuments contemporains/lont nous allons parler.
Braun, dans sa Notifia historico-literaria de libris... in biblio-theca, liberi ac imperialis monasterii ad SS. Udalricum et AfcamAugustæ exlantibus (p. 171), cite le témoignage d'un moine de l’abbaye,Wilhem Witwer, qui vivait en 1473 et qui dit positivement dans sa chroniquemanuscrite des abbés de Saint-Ulric, que l’abbé Melchior Stamhain fitimprimer un Spéculum dont il cite les dix derniers vers qui se rappor-tent exactement à notre édition.
Une inscription du xv* siècle, qu’on lit à la fin du 3 e volume du pré-sent exemplaire, ne laisse aucun doute sur la provenance de l’édition.Voici ces lignes : « Melchior de Stamhain abbas sanctorum Udalriciet Auffre ordinis Sancti Benedicti nostre dyoeesis et civitatis Augus-tensis incepit opus illud impressionis artis perficere et antequamUnis operis hujus adoenit preclusit sibi mors amara. Post eum suc-cessif frater lïainricus Friess qui nobis Johanni episcopo Augus-tensi Vincencium illud in hystoria dédit. »
Cet exemplaire était connu du bibliographe Braun que nous venons denommer. Il cite même le texte de l’inscription, mais il l’a mal lue et alaissé des mots en blanc, nous les restituons ici dans leur entier. Quantà la provenance de l’exemplaire, Braun indiquait au xvm 0 siècle labibliothèque de Pfaffenheim comme le possédant. Le tome I e1 ' porte àl’intérieur de la couverture, l’ex-libris gravé sur bois d’Henri, évêqued’Augsbourg, daté de 1600. A l'intérieur d’un des volumes, sur la marge,on trouve le cachet de la bibliothèque d’Engenthal. — A la suite dequelles vicissitudes ces volumes sont-ils entrés dans la bibliothèque deM. Chasles? C’est ce que nous ne saurions dire; toujours est-il que c’esibien l’exemplaire signalé au xvm” par Braun que nous possédons main-tenant. — N’oublions pas d’ajouter que le tome III e qui contient l’inscrip-tionamalheureusementle premier feuillet, après la table, lacéré en partie.On a voulu enlever brutalement une grande lettre initiale historiée,contenant sans doute les armes de l'évêque auquel le livre tout enluminé« in hystoria » fut donné par les moines de l’abbaye des SS. Ulric etAfre.
1016. Bartholomeus (de Glanvilla ) Anglicus de proprietatibusrerum. Impressus per Anthonium Koburger, inclite Nurembcrgecivem, 1492, in-fol. goth. à 2 col., bas.
1017. Le proprietaire en françoys. (A la fin) : Cestuy livre depropriétés des choses fut translaté de latin en françoys l’an de grâcemil cccc Ixxü par le commandement de très puyssant et noble princeCharles le Quint de son nom régnant en ce temps en France paisible-ment. Et le translata son petit et humble chappellain frère JehanCorbichon de Vordre sainct Augustin , maistre en théologie de la grâceet promocion du dit prince et seigneur très excellent et a este revisitepar venerable et discrète personne frere Pierre Ferget docteur en théo-logie du couvent des Augustins de Lion. Et imprimé audit lieu de Lionpar honorable homme maistre Mathieu Husz maistre en l'art de im-pression le vu e jour d'avril , l'an 1487. Gr. in-fol., goth. à deux col.,gr. sur bois, lett. rubriq., v.
Aux armes de Rouxel de Médavy, famille de Normandie.
1018. Margarita philosophica, opus clarissimum fœliciter inci-pit. [In fine ) : Anno a nativitate Domini millesimo quadringenlesimosepluagesimo secundo (1472) die vero secunda Mensis decembris finita