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Tome premier.
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50 CORRESPONDANCE DD GÉNÉRAL DUCROT.

J apprends qu’un courrier va partir dans un instant :dans ma prochaine lettre j’achèverai mon récit. Maisavant de terminer, il faut que je réponde aune questionque vous m’avez posée plusieurs fois : « Pourquoid’Alton est-il passé lieutenant avant toi?... Y a-t-il euinjustice? » Non certes, car si jamais officier a méritéson avancement au choix, on peut dire que c’est lui.D’Alton est loin d’être le mondain, l’étourdi que A’ouscroyez connaître. C’est un excellent officier, sage, rangé,s’occupant beaucoup d'e son métier; il a été cité danstous les régiments pour le zèle avec lequel il remplit sesdevoirs. Pendant les deux ans que nous avons passés àBlidah , il n’a pas voulu aller une seule fois en permis-sion à Alger , parce qu’il espérait l’avancement qui luiest arrivé, et il ne voulait pas qu’on put dire un mot àce sujet. A l’avant-dernière inspection générale (1838),j’ai entendu dire par plusieurs officiers que d’Alton étaitle seul qui ait répondu d’une manière satisfaisante àplusieurs questions posées par le général inspecteur;aussi a-t-il eu des notes superbes, et, dès cette époquesans doute, s’il eût eu ses deux années de grade, il au-rait été promu.

Adieu...

2 septembre 1840.

Votre lettre du 13 août, mon cher père, m’est par-venue au moment où j’allais partir pour Médéah. Ilm a été impossible d’y répondre jusqu’à présent.