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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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Nous y avons laissé un bataillon du 3 e léger et nousav °ns ramené tous les malades que l’on a pu chargerSUr les mulets.

Le général Changarnier nous commandait, et, commetoujours, il s’en est bien tiré. Jamais peut-être si petitearmée ne s’est vue attaquée par des forces aussi consi-dérables et n’a fait autant de mal à l’ennemi. Le batail-lon du 24 e a joué un beau rôle. Toujours d’arrière oud avant-garde, nous avons mérité les éloges de noschefs.

J’étais, cette fois, à ma compagnie de grenadiers, et,

5, nous avons eu une rude journée. Un instant, nousn °us sommes trouvés entourés, et il nous a fallu chargera la baïonnette pour écarter les Kabyles.

Adieu...

P- S. — J’ai reçu deux balles sur mon sabre, et je n’aiPas reçu une égratignure; c’est la seconde fois quepareille chose m’arrive.

Blidah , 12 octobre 1840.

Je comptais vous écrire longuement, mon cher père,^ais, cette fois encore, je suis surpris par un ordre dedépart et j’ai à peine quelques minutes à moi. Nousallons monter à Aïn-Taïlazid, camp situé sur le sommet

* J® jai», 70 seulement vivaient encore au3i décembre. Cette lamen-e situation était due à l’incurie du maréchal et aux retards, aux len-s apportés par lui dans les ravitaillements.