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n e pouvait plus marcher! A partir de ce moment, macompagnie est relevée, et le reste de la journée se passetranquillement. Le lendemain, en arrivant à Milianah,Je me trouve désigné avec ma section et une compagnievoltigeurs : nous sommes chargés de garder uneposition assez difficile. Quelques coups de fusil sonttirés sans produire de grands effets. Le jour suivant,nous formons l’extrême avant-garde, nous ne brûlonsPas une amorce. Le 7, nous sommes encore d’extrêmearrière-garde. Attaqués par un ennemi très nombreuxet sur tous les points de la ligne, nous nous battonschaudement; mais les dispositions étant bien prises, ilny a pas eu un seul point compromis. L’honneur enrevient à M. Gavaignac qui nous commandait. Enen trant dans la plaine, mon lieutenant est blessé à lacuisse.
Je
vons fais cette analyse, non pas pour dire : J’aifait ci, j’ai fait ça, mais pour vous montrer que, partout,J ai couru les mêmes chances que mes camarades, ethne, de plus, nous avons eu une affaire particulière quin°us a valu beaucoup d’éloges. Malheureusement,c était au commencement de la campagne, et ici, comme
Partout, on oublie vite !
Dans cette course, notre bataillon était commandéP ar un capitaine ; en rentrant, il a fait son rapport aucolonel, et j’y ai été mentionné d’une manière particu-hère. Mais le colonel ne veut accorder des faveursh 11 aux vieux officiers !
•P ai appris qu’on organise en ce moment des bataillons