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A son grand-père
Nous voici encore une fois de retour à Blidah , moncher père, et cela beaucoup plus tôt que nous le pensions.
Les marches forcées, le mauvais temps (chose extra-ordinaire dans la saison), enfin la direction d’un généralnouveau dans le pays (Baraguey-d’Hilliers), toutes cescauses réunies nous ont donné un si grand nombre demalades que nous avons été forcés de venir chercherdes troupes fraîches.
Quant aux blessés, il n’y en a que trois ou quatre, etcependant nous avons parcouru une immense étenduede terrain.
Nulle part l’ennemi ne s’est présenté. Est-ce décou-ragement? Est-ce une tactique nouvelle? L’avenir nousle dira.
Nous avons détruit Taza et Boghar.
Pendant dix jours, nous avons eu sous les yeux ccdésert qui ressemble à une vaste mer ; nous avons mar-ché dans des sables où l’on ne voit ni végétation niêtres vivants. C’est un voyage curieux ; mais voilà tout.'Plus tard, j’entrerai dans des détails intéressants.
Je passe à une question importante : avant-hier, lecapitaine de la Tour du Pin, aide de camp du généralChangarnier , m’a affirmé que, depuis le commencement