110 CORRESPONDANCE DÎT GÉNÉRAL DUCROT.
de toute cette boutique. Aujourd’hui seulement j’aitout terminé, et mon départ est remis à demain.
Depuis le jour où j’ai pris les fonctions de capitainerapporteur jusqu’à celui où je les ai cessées, c’est-à-diredepuis le 1 er août jusqu’au 24 décembre, j’ai eu à in-struire trente-cinq affaires.
Le conseil a prononcé deux condamnations à mort,deux aux fers, cinq à la réclusion, le reste au boulet ouà la prison, et quelques acquittements.
J’ai fait tout mon possible pour remplir convenable-ment ces fonctions, et, si je m’en rapporte au témoignagedu lieutenant général commandant la division, je croisavoir réussi.
La lettre que m’a adressée le général pour m’infor-mer qu’il vient de me donner un successeur finit ainsi :« Je ne terminerai pas sans vous témoigner combienj’ai été satisfait du zèle et de l’aptitude dont vous avezfait preuve dans les positions judiciaires que je vous aiconfiées. »
Je suis très content d’avoir fait ce noviciat, qui m’amis au courant de la législation militaire, dont je n’avaispas la moindre idée, et j’ai acquis une certaine habitudede parler en public, ce qui n’est pas à dédaigner.]
Adieu...
Delly-Tbraliim, 21 janvier 1843.’
Je suis enfin arrivé à mon poste, mon bon père, et apeu près installé.)