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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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Glissements que les Européens y avaient créés. Pourassurer leur protection, on avait dû convoquer la milicealgérienne et armer jusqu’aux soldats détenus dans lesateliers de pénitenciers.

C’est que, si de pareils événements s’étaient produits,ils auraient eu certainement les conséquences les plusfâcheuses pour l’avenir de la colonie, dont ils auraientparalysé tout l’essor pour longtemps en enlevant toutesécurité et toute confiance aux colons.

L’insurrection datait du mois de septembre 1845.On était arrivé au mois de janvier 1846, et la situationn e s’était guère améliorée, lorsqu’un avantage signaléremporté sur Àbd-el-Kader vint brusquement changerles choses.

Après avoir traversé la Kabylie , l'Émir était venuétablir son camp au pied du Djurdjura, chez les Issers ,a un endroit connu sous le nom de Tchereck-el-Toboul(le déchirement du tambour, ainsi nommé parce queles Turcs y essuyèrent autrefois une cruelle défaite defa part des Montagnards). Il était arrivé ainsi jusqu’à1 entrée de la Métidja, où il pouvait facilement pénétrerpar le col des Beni-Aïcha. L’inquiétude était grandePartout, et on s’attendait à chaque instant à Alger àa Ppreudre de cruelles dévastations signalant la subiteéruption des bandes insurgées.

Le général Gentil, vieux soldat d’Afrique , comman-dant le territoire d’Alger , réunit en toute hâte les quel-ques troupes qu’il avait à sa disposition, ne laissant que* a milice à la garde d’Alger . Par une marche de nuit, il

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