ALGÉBIE.
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reproche, se releva fièrement, faisant comprendre augénéral que, en fait de courage et de résolution, il n’avaitde leçon à recevoir de personne ; puis il lui fit remar-quer que la présence d’Abd-el-Kader exerçait toujourssur nos cavaliers indigènes une influence à laquelle ilétait bien difficile de les soustraire, et qui leur enlevait,quoi que l’on fît, la plus grande partie de leur moral etde leur valeur, surtout lorsqu’ils ne se sentaient passoutenus et appuyés par une force régulière.
Au fond, le ge'néral Yusuf savait parfaitement qu’ilOe devait s’en prendre à personne de l’insuccès de saUianœuvre, et qu’à la guerre le hasard déjoue souventtas combinaisons les mieux étudiées. Mais son amour-Propre était en jeu. Il ne voulait pas, aux yeux de sestroupes, s’étre trompé ou avoir mal calculé la portéede ses coups. Il lui fallait, coûte que coûte, un résultatquelconque pour justifier l’excès de fatigue qu’il leuruvait imposé et qu’elles avaient supporté sans murmu-rer, uniquement peut-être dans l’espoir de rencontrer1 ennemi et d’en finir avec lui par un coup de vigueur.
D’autre part, le général connaissait trop bien lecaractère arabe pour ne pas se rendre aux très justesobservations du capitaine Ducrot.
Il lui prescrivit donc de se reporter de suite en avanto^ec tous ses gourns, et, pour leur donner un peu deconfiance et de hardiesse, il les fit soutenir par un déta-chement de spahis.
Le choix tomba sur moi pour prendre le commande-ment de ce détachement, placé directement sous les