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Tome premier.
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GUERRE D’ITALIE.

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Je ne parle pas des employés du gouvernement oudes officiers qui pourraient obéir à un mot d’ordre, jeparle des bourgeois, des paysans, des femmes, desenfants même.

Tout ce pays a été français ; il faisait partie du Dau-phiné ; les habitants s’en souviennent avec plaisir.

Je loge chez un brave homme passablement original;c’est un composé de principes libéraux et royalistesassez bizarres.

La collection de portraits qui orne ma chambre meparaît l’expression assez exacte de ces contradictionspolitiques. Ainsi, en face de moi, je vois Marie-Antoi-nette, Murat, La Révellière-Lépeaux, Talleyrand , Junot,Lally-Tollendal , lord Byron, Gustine, général Foy,Malesherbes , Santerre !

Je suis moins bien que chez mon chevalier desAmbrois...

Chaumont , 30 avril.

Le général Bourbaki m’a apporté, ce matin, ta lettredu 25 et celle pour Knecht... Ce brave garçon a parue nchanté de ta bienveillante attention; il avait leslarmes dans les yeux quand je lui ai remis ta lettre.C’est vraiment un serviteur comme on en rencontrePeu dans la vie ; il est plus soigneux de ma personne etde mes intérêts que des siens propres.

Le général Bourbaki ne nous a apporté aucune nou-velle inédite ; nous étions au courant de ce qui se passe