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Tome premier.
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330 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

prochaine entrée à Milan , il s’est écrié : « Oh! du coup,l’Europe va être asphyxiée ! »j

Milan, 9 juin*

.Nous voici h Milan, dans cette antique capitale

de la Lombardie ! À coup sûr, je ne pensais pas y arri-ver sans que ma brigade eût tiré un coup de fusil.

Toute la ville est pavoisée, les habitants paraissentdans la joie et nous font l’accueil le plus gracieux. LesAutrichiens sont détestés dans ce pays-ci; du reste, ils )ont bien fait tout ce qu’il faut pour cela. Non seulement j

ils accablaient la population d’impôts au-dessus de toutesles proportions ordinaires, mais encore ils enlevaientpar la conscription tous les jeunes gens valides. Ilsn’exemptaient même pas les fils uniques de veuves. Unremplaçant coûtait, en ces derniers temps, quatre millecinq cents francs.

Le corps Baraguey-d’Hilliers a eu hier un engage-ment avec un corps autrichien chargé de protéger lemouvement de retraite sur Lodi (1). Nous avons faitquelques milliers de prisonniers ; nos pertes sont peusensibles. La plus regrettable est celle de ce pauvrePaulze d’Ivoy, colonel du I er zouaves. Les Autrichiensont perdu beaucoup de monde à la bataille de Magenta.

Les gens du pays racontent qu’ils sont rentrés ici dan s

(lf Melegnano .