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Tome premier.
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348 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

seigneur devait passer l’Oglio à Marcaria, hier 28 ; maisil a trouvé sans doute qu’il faisait trop chaud, et il n’apas paru.

Le quatrième corps a passé le Mincio à Valeggio hier;nous le passerons aussi à Goïto quand nous le voudrons,car nous n’avons personne devant nous. L’armée autri-chienne s’est retirée derrière l’Adige, dans la directionde Vérone et Legnago, laissant des garnisons dansPeschiera et Mantoue .

Nous nous bornerons probablement à bloquer cettedernière place, et l’armée piémontaise sera chargéed’assiéger la première, qui ne nécessitera pas un siègebien long.

Il est assez difficile de prévoir ce que l’Autriche fera.L’arrivée du cinquième corps et la présence dansl’Adriatique d’une flotte avec un corps de débarquementde trente à quarante mille hommes, mettent l’arméefrançaise dans une position de supériorité qui laissebien peu d’espérances de succès à l’armée autrichienne .Le résultat de la guerre paraît aujourd’hui certain; cen’est plus qu’une affaire de temps, suivant la ténacitéplus ou moins longue de l’empereur François-Joseph .Ce monarque, d’un naturel rageur, dit-on, doit êtreen ce moment dans un état d’exaspération facile àdécrire.

. Tous les officiers autrichiens se figuraient faire

une marche triomphale de Milan à Paris , en passant parTurin ; ils avaient dans leur force une confiance superbe !On m’a raconté que tous les officiers supérieurs avaient