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Tome premier.
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350 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

de l’investissement et du siège de Peschiera , qui, dit-on,est confié à l’armée piémontaise. Ce ne sera pas unegrosse affaire, si, comme on l’affirme, il nous arrive unenombreuse artillerie de siège et des chaloupes canon-nières.

Chaque nuit, nous recevons un certain nombre dodéserteurs ennemis, ce qui est l’indice certain du décou-ragement de l’armée autrichienne . D’après les rensei-gnements fournis par ces déserteurs, on ne peut évaluerà moins de trente ou quarante mille hommes le chiffredes pertes éprouvées par l’ennemi; c’est donc un totald’environ soixante mille hommes depuis le commence-ment de la campagne.

Il est bien clair qu’il reste encore à l’Autriche leséléments nécessaires pour mettre sur pied une nom-breuse armée ; mais ce qu’elle ne peut retrouver, c’estl’ascendant moral qui donne la victoire ou plutôt plu^sieurs victoires successives. Je la crois absolument inca-pable, pendant longtemps, de tenir contre nous, enrase campagne ; il est donc probable qu’elle se retireraderrière la ligne de l’Adige, dedans ou autour de sesplaces fortes. Dans ces conditions, il est fort possibleque la diplomatie intervienne et que nous ne soyons pastrès éloignés de la paix.

A la bataille de Solferino, le colonel de Montaigu,l’ancien lieutenant-colonel des guides, a échappé parmiracle ; il a essuyé le feu de tout un bataillon presque about portant; tout est tombé autour de lui, et il n’a pasreçu une égratignurc. L’on est très mécontent du général