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Tome premier.
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GUERRE D’ITALIE .

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Paris , à la tête d’une partie de l’armée, que quand lapaix sera conclue.

Voici ce qui circule sur les bases probables des arran-gements : la Lombardie tout entière, avec la ligne duMincio et les places de Peschiera et Mantoue , seraannexée au Piémont. La Vénétie, y compris Venise ,formera un État indépendant gouverné par un duc ouun archiduc héréditaire et indépendant de l’Autriche ,mais choisi parmi les membres de la famille régnante,peut-être le grand-duc Maximilien qui est assez populairedans ce pays-là. Les duchés de Toscane, Parme et Modène seront rendus à leurs souverains, avec les réformes poli-tiques que comporte l’époque actuelle. Ce programmeparaît fort sage et de nature à satisfaire tout le monde,Y compris même les vaincus, qui doivent nécessairementfaire quelques sacrifices.

La France n’aura rien gagné comme agrandissementterritorial; mais elle aura acquis sur l’Europe entièreUne influence morale qui la replace incontestablementa u premier rang. En Italie , elle aura substitué à l’in-fluence autrichienne l’influence française , c’est-à-dire;i1 -teint le but politique poursuivi par tous les gouverne-ments qui se sont succédé depuis Charles VIII . Devantfle pareils faits, il faut s’incliner et reconnaître que, si^ Empereur n’est pas un grand génie, il est du moins un°tre prédestiné.

L’armée va prendre ses cantonnements, le 1 er et le

corps sur les bords du lac de Garde , le 4 e corps à Val-ait», le 2 e à Mozambano, le 3 e à Pozzola, Goïto et