GUERRE D’ITALIE.
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Partir les premiers, n’avoir rien lait pendant la cam-pagne, rentrer les derniers, c’est par trop de mauvaiseschances!
Sau-Giovani, 30 juillet.
'. Le courrier ne m’a encore rien apporté; il
semble que nous soyons relégués au bout du monde;nous ne savons rien, nous n’entendons parler de rien.'Nous ignorons absolument où en sont les mouvementsde troupes, et, pour tuer le temps et tromper notre im-patience, nous n’avons même pas la ressource de fairedes excursions dans les environs, car un ordre de mou-'ernent peut arriver d’un moment, à l’autre.
Malgré tout le luxe et le confortable de mon palais?J e trouve la vie insupportable et les journaux d’unelongueur désespérante.
Hier, j’ai bien causé de toi avec Mme Bourbaki; c’est^ne aimable femme ; nous avions fait de notre mieuxP°ur la bien recevoir, et elle a paru enchantée de notreaccueil.
A chaque instant, elle me disait : « Quel dommagepRe Mme Ducrot ne soit pas là pour jouir de tout ceci !^°mme vos petites filles s’amuseraient sous ces beaux°mbrages! »
de ne puis faire un pas dans le beau palais que j’habiteet dans ce joli parc sans penser au bonheur que nousP°Rrrions goûter si nous étions réunis. Tout est calculéP°Rr rendre l’existence facile et agréable sous ce climat