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donner nos soins et les distractions dont une convales-cente a toujours grand besoin?
Nous paraissons condamnés à passer tout l’hiver enItalie , bien heureux, peut-être, si cet exil ne se pro-longe pas au delà.
Il est impossible de prévoir comment l’Italie sortirade tous les embarras dans lesquels elle est plongée. Sila diplomatie parvient à résoudre le problème de laquestion italienne à la satisfaction générale, elle aurafait un véritable chef-d’œuvre et bien mérité de toutel’Europe.
En attendant, il est fort à craindre que l’impatiencedes volontaires de Garibaldi n’amène des incidents quipourraient bien compliquer encore cette affaire. Ici onregrette beaucoup que le gouvernement français n’aitpas autorisé le prince de Carignan à accepter la régence ;c’était vraiment le seul moyen d’organiser un gouver-nement assez fort pour empêcher tout désordre ; mais ilest probable que les engagements pris avec l’empereurd’Autriche n’ont pas permis d’agir autrement.
Nous continuons à vivre en très bonne intelligenceavec nos Crémonais. Le temps est assez beau, mais lefroid est très vif, et tous les canaux sont gelés ; j’attendaismieux du beau ciel de l’Italie .
Tout mon petit monde va bien, à part quelques légersrhumes. Nous causons souvent de la bonne grand’mèretoujours si affectueuse, si bienveillante; on se demandequand arrivera le moment tant désiré de la réunion àChazelles.