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faite, et le vieux consul de France pas averti; outre leszaptiés de la police, des soldats turcs , qui jamais nedoivent entrer dans les habitations, furent requis pourprocédera cette illégalité : les injures, coups et blessuresne furent pas épargnés, et neuf protégés français furentainsi mis en prison; les autres parvinrent à se cacher.Comment expliquer cette brutalité dirigée exclusivements ur notre protection? Sur les réclamations deM. Blanche,le vice-consul, il fut répondu par le gouverneur qu’iln avait rien ordonné, mais seulement accordé aide à undes séides deFuad-Pacha, Assad-Effendi, n’ayant aucunemission officielle connue, mais détaché, comme biend’antres créatures de son maître dans la Syrie , pour exé-euter ses ordres, ses volontés, malgré les autorités locales.
Je fus prévenu à Alexandrette le 29 par M. Pakier(husse) de cet événement. Deux heures après, j’étais en^oute, faisant rallier le Colbert ; un coup de vent ne nouspermit d’arriver que le 31 au matin, mais malheureuse-ment trop tard. Les prisonniers étaient relâchés sur lademande énergique du consul de Beyrouth à Akmet-bacha, qui ne connaissait pas le premier mot de ce guet-a pens. Mon arrivée prompte et inattendue a produit lemeilleur effet, mais je ne pouvais que contribuer dansu ne faible mesure à punir une pareille insolence. Desmdemnités sont demandées, la destitution du caïma-cam gouverneur et celle d’Assad-Effendi également;mais nous ne tenons rien d’ici longtemps, ces demandes®tant adresséesà Constantinople à Fuad, qui est l’auteurde tout ceci,,