72 COURESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
lié tirée, faisait gravir à Mme Ducrot l’escalier du Cal-vaire. Les autres dames s’y engagèrent à sa suite ; mais,au moment où Mme Petel allait franchir les premiersdegrés, les Grecs, repoussés avec désavantage, cher-chèrent de nouveau à se frayer passage par là; arrivas*en masse, ils entourèrent Mme Peteî, la soulevèrent deterre; déjà elle étouffait, sans que son cavalier, para-lysé lui-même, pût faire le moindre mouvement pourla secourir. Heureusement je m’aperçus de la bagarre;d’un bond j’arrivai jusqu’à elle, la fis engager dans l’es-calier, et, me retournant face à la foule, les poing 3tendus, je réussis à la tenir un instant à distance res-pectueuse. Après quoi, je montai moi-même avec l® 5officiers qui vinrent à mon aide.
Le samedi saint, 30 mars, la caravane alla entenditl’office sacré à Bethléem .
Le dimanche de Pâques , une messe solennelle fa*encore célébrée au Saint-Sépulcre par le patriarche, e *donna lieu à une imposante cérémonie.
Comme les anciens preux, nous n’aurions pas vouh 1quitter la ville sainte sans consacrer sur le tombeau ditChrist nos épées, vierges encore, hélas ! pour béai*'coup.
Sur l’invitation du patriarche, nous remîmes o° ssabres aux religieux, qui les placèrent sur l’autel, touf eSles pointes réunies au milieu, l’épée du général pos eCsur les nôtres.
Quand ils eurent été bénits, on apporta à Mgr Valctu 3l’épée du général. 11 se leva de son trône épiscopal p ol)1