CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
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Le général Ducrot
à Monsieur Arnauld d’Abbadie d’Arrasi.
Médéali, 11 octobre 1804.
Cher ami,
Deux mots à la hâte pour vous prouver que je nevous oublie pas et vous dire que je suis arrivé à bonport à Médéah.
Lorsque je suis arrivé, toutes les colonnes étaientorganisées et les opérations commencées. Nos commu-nications avec le Sud étant complètement interceptées,j’ai dû me résigner à accepter le rôle que le gouverneurm’a assigné, celui de commander les réserves qu’ilcherche à organiser à Médéah.
Nos affaires vont mal, très mal ; tout notre Sud est enpleine insurrection, et le Tell assez fortement ébranlépour que nos ordres ne soient plus exécutés à dix lieuesde Médéah.
Legénéral Jolivet s’est laissé surprendre dans l’Ouest;il a eu quarante-sept hommes enlevés, trente-trois tuéset deux ou trois cents blessés. Après ce succès, l’en-nemi s’est porté sur Daga, au sud de Sidi-bel-Abbés ,où nous avons une petite garnison française; il a étérepoussé, mais est parvenu à incendier les bâtimentsdu bureau arabe, qui sont en dehors de la ville. Dansl’Est, nous venons d’être plus heureux : une colonnesortie de Bousaada a remporté quelques succès sur les