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Tome second.
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104
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104 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.'

Examinons si nous avons adopté la marche la plussûre pour remplir cette condition essentielle.

La population indigène se divise en trois castes :

1° L’aristocratie religieuse ou marabouts ;

2° L’aristocratie guerrière ou Djouades, descendantsdes conquérants arabes venus de l’Est aux septième ethuitième siècles;

3" Les conquérants des anciens indigènes soumis parla conquête, ou rayas.

Les marabouts sont incontestablement nos plusardents, nos plus irréconciliables ennemis. C’est deleurs rangs que sortent toujours les prédicateurs de laguerre sainte, les excitateurs à la révolte ; tous appar-tiennent à ces sectes religieuses (Khouanes) qui s’éten-dent de la Mecque à l’Océan.

Leur action sourde, persévérante, prépare et entre-tient en permanence l’ardeur religieuse, la haine duchrétien, organise l’insurrection et la fait éclater avecrage et simultanéité au jour et à l’heure fixés.

Pour combattre ce danger, les Turcs avaient adoptéun système très simple.

Sous leur domination, les marabouts étaient exclusd’une manière absolue de toute participation auxaffaires du gouvernement. Lorsqu’ils se renfermaientpaisiblement dans leur rôle de puissance spirituelle»on leur prodiguait les marques extérieures de respect,les cadeaux, les bons procédés de toutes sortes ; mais ontranchait impitoyablement la tête à tous ceux q uJétaient tentés de confondre le temporel et le spirituel-