134 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAI, DIJCROT.
Mais la marche des Prussiens n’en a pas moins préci-pité les événements et amené la capitulation de Paris ; jnous avons été lâchement trahis, je le veux bien; mai s 'il en sera toujours de même à la suite de grands dé-sastres, et sous la pression d’un ennemi audacieux.
L’Autriche , dites-vous, n’aurait pas éprouvé un il»' jmense désastre, si la Bohême eût été couverte par p° ;choix de bonnes places. Permettez-moi de vous fair e jobserver qu’il en existe quatre sur une très petite éteP' jdue : Kœnigstein, Theresienstadt, Josephstadt et Kc 6 ' !niggrætz. Trois ou quatre de plus n’auraient pas beau-coup changé la situation : au contraire, elles n’eusseplfait que contribuer à disséminer l’armée. Si, au contraire»il y avait eu une seule grande place avec camp retraP'ché dans une position stratégique, à Gitchin, à Jung'Bunzlau, par exemple, l’armée de Bohème s’y fûttroP'vée concentrée tout naturellement, de même qü el’armée de l’Est se fût concentrée à Olmütz . ChacuP ede ces armées, éclairée par quelques avant-poste*retranchés dans de bonnes positions, pouvant se prête 1,un mutuel appui grâce à' la voie ferrée qui les relie, aboP'damment pourvue de vivres, de munitions, de matériel» :pourrait prendre l’offensive ou rester sur la défensri e-
Le camp retranché de Gitchin rendait impossibl etoute concentration de l’ennemi dans l’intérieur de l aBohême ; Olmütz remplissait le même rôle dans la M 0 'ravie.
Josephstadt et Kœniggrætz n’ont pu protéger l aretraite de la grande armée battue à Sadowa.