172 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
plus aveugles et aux plus imprévoyants l’état de fai-blesse dans lequel était tombée notre armée et le dan-ger que nous avons couru en face d’une puissancetoujours en armes jusqu’aux dents ; mais je persiste àpenser et à dire que c’est une situation intolérable etqui ne saurait durer. Avoir sur notre flanc deux centcinquante mille hommes toujours prêts à se ruer surnous pour un oui ou pour un non, c’est impossible.
J’ai de bonnes raisons pour penser que le gouverne-ment l’a enfin compris.
Adieu...
A Monsieur F. de Champs.
.Il est probable que les destinées de l’Europe se
règlent en ce moment à Paris ; tant de grands souve-rains n’ont pu se réunir uniquement en vue d’une par-tie de plaisir (I) !
Notre Empereur a affaire à forte partie, et nos diplo-mates ne sont vraiment pas de taille à lutter avec lesBismarck, Gortschakoff et Fuad-Pacha !
Il faudrait une grande habileté et une grande énergiepour réparer les fautes de l’année dernière !
En aurons-nous ?