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de la lutte. C’est pourquoi, dans un décret qui serademain au Moniteur, vous les verrez déclassés, sans quepour cela on veuille les abandonner. De cette façon, sil’ennemi venait à les occuper, il ne serait pas dit qu’ils’est emparé de deux de nos places fortes.
J’ai lu avec beaucoup d’attention tout ce que vousproposez comme moyen d’inondation sur la droite deHaguenau . Ce serait un expédient qui pourrait être dequelque avantage, mais sur lequel il ne faudrait pas tropcompter, parce que l’intérêt des populations fait qu’onhésite toujours à couvrir d’eau une partie du pays assezà l’avance pour que ce soit efficace.
Je vous remercie encore une fois, mon cher général,des communications très intéressantes que vous avezbien voulu me faire ; et si ma lettre est un peu écour-tée, c’est que je pars ce soir même pour accompagnerS. A. le Prince Impérial aux eaux de Luchon . Maisnous reprendrons cet entretien, j’espère, lorsque j’au-rai le plaisir de vous revoir à Paris .
En attendant, mon cher général, je vous renouvelle^assurance de mes sentiments très affectueux et dé-voués.
Signé : Général Frossard.
P. S. — On a su, avec une grande satisfaction, queVotre place de Strasbourg avait été mise en bon étatd armement et de défense, en temps opportun.
Le général Ducrot ne cessait de demander la création d’unservice d’espionnage et les facilités nécessaires pour faire exé-