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Tome second.
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250 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

que vous le verrez par les deux notes dont la copie estci-jointe.

La présence d’un détachement d’officiers et de sol-dats badois en uniforme sur la rive française et dans levillage de Münchausen a produit une grande sensationdans le pays ; c’est en effet une violation grossière desdroits internationaux, et je ne sais ce qui en adviendra-Nous céderons probablement pour cela comme pour lereste ; mais plus nous nous faisons petits, plus nousnous montrons conciliants, plus nos aimables voisins semontrent envahissants et insolents (I).

Pendant que vous vivez, au centre de la France , dansla quiétude la plus absolue, convaincus que nos bonsvoisins les Allemands sont les plus pacifiques et les plusinnocents du monde, j’observe avec anxiété ce qui sepasse sous mes yeux et je suis vraiment inquiet dudanger qui nous menace et qui, au premier jour, écla-tant comme un coup de foudre, nous prendra au dé-pourvu!

U ne faut pas se le dissimuler, notre préparationcomparée à celle de la Prusse est dérisoire et, le joufoù la lutte commencera, nos forces seront à celles denos adversaires dans la proportion de un à trois. Enquarante-huit heures ils peuvent jeter sur notre terri'toire de cent vingt à cent cinquante mille hommes, et enonze journées, calculées mathématiquement, faire an 1 '

(1) 11 convient de se souvenir que effectivement, en 1870, les A^ 6 'mands établirent un pont à Münchausen , qui servit au passage duB epartie des troupes badoises