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Tome second.
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380 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

au camp de Ghâlons, soit dans le camp retranché deBelfort .

En résumé, nous avons lutté pendant sept heures avec40,000 hommes contre une armée de 140,000, etjusqu’àla fin notre attitude a été telle qu’ils n’ont pas osé dé-passer Reischoffen ; mais que de braves gens ont payéde leur vie ces efforts héroïques! le colonel de Fran-chessin, le commandant Piétri, le général Golson, Ro-bert de Vogüé ont été tués. Le commandant de Bonne-ville blessé grièvement; le capitaine Aignan a disparu,on le croit prisonnier. Et penser que ce désastre pou-vait être si facilement évité !

A la même.

Quartier général de Lunéville , 10 août 1870.

..... Nous sommes à Lunéville , reculant toujours,honteusement, misérablement, livrant nos belles pro-vinces de la Lorraine et de l’Alsace à ces affreux Prus-siens ! G’est un crime, et mon sang bouillonne dansmes veines en participant à une pareille lâcheté !

Ma division est bien reconstituée; j’ai communiquéà mes hommes, à mes généraux l’ardeur qui me dévore,et nous ne demandons qu’àprendre une noble revanche.Mais ceux qui nous dirigent semblent affolés ! C’estune honte, une honte qui ne perdra pas seulement ladynastie impériale, mais aussi notre malheureux pays-