382 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
Nous sommes toujours sans nouvelles de l’excellentdocteur Sarrazin; j’en suis bien inquiet, car l’ambulancede Froëschwiller et celle de Reischoffen ont été détruitespar les obus.
. Nous serons demain à Neufchâteau , où nous
pourrons prendre le chemin de fer pour être dirigés,soit sur Châlons, soit sur Paris , où il est à souhaiter quenous arrivions le plus vite possible pour outiller noshommes et nous reporter ensuite en avant. Tous brû-lent du désir de prendre leur revanche et n’ont qu’unecrainte : c’est que la grande bataille ne se livre sanseux.,
A la même.
. Nous sommes à Neufchâteau depuis hier soir;
les troupes de notre corps d’armée sont dirigées parchemin de fer sur le camp de Châlons ; le mouvementest commencé depuis hier soir. Ma division devants’embarquer la dernière, je ne pense pas que nous arri-vions à Châlons avant demain matin 16 . Il faudra pro-bablement deux ou trois jours pour réorganiser notrecorps, pourvoir nos hommes des effets les plus indis-pensables; puis nous nous reporterons en avant. Commetu le sais, j’ai perdu tous mes bagages et n’ai sauvé quece que j’avais sur le corps ou sur un cheval de main; il