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Tome second.
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390 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

la nuit, et, ce matin, toute l’armée était en mouvementdans un ordre excellent; mais, après deux heures demarche, nous avons appris que l’ennemi s’était retiré,et nous avons dû nous arrêter.

D’après le dire de quelques prisonniers faits hier,nous aurions devant nous deux corps de l’armée duprince royal (1). Certes si nous pouvions le joindre, cesei’ait une belle occasion pour prendre notre revanche ;mais, pour obtenir ce résultat, il faudrait de la résolu-tion et de la suite dans nos opérations !

Je continue à me bien porter, je suis satisfait de mestroupes et je crois qu’elles ont confiance dans leurgénéral. Il ne nous faut plus qu’une bonne occasionpour tirer parti de ces excellentes dispositions ; Dieu veuille qu’elle se présente bientôt!

Le 28 août, le 1 er corps évacue Voncq pour aller coucherau Cliesne : à son départ, Voncq est occupé et brûlé par lacavalerie allemande.

mouvement commencé le 27, le maréchal apprit que les renseignementsde la veille étaient erronés. L’armée fut arrêtée et rebroussa chemin,ayant perdu une journée pour la marche utile, c’est-à-dire pour la mar-che vers l’est. Le 1 er corps revint coucher à Voncq, son cantonnementde la veille.

(1) Ce renseignement était inexact, et peut-être donné intentionnel-lement par les prisonniers. A la date du 27, la cavalerie allemandeseule était en contact avec notre armée; l’infanterie du prince royalatteignait seulement le chemin de fer de Sainte-Menehould à Verdun Les têtes de colonne du prince royal de Saxe étaient à Dun, Stenay ,Montfaucon.