412 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
Puis venait la brigade Galliffet : le 1 er chasseursd’Afrique, le 4 e chasseurs d’Afrique, et en queue le3 e chasseurs d’Afrique. Les trois généraux traversèrentle bois de la Garenne pour se rendre compte de la tour-nure que prenait la bataille. Pendant ce temps, desreconnaissances étaient envoyées à la découverte surles derrières et sur les flancs.
Le général Faure, chef d’état-major du maréchal deMac Mahon , vint à passer. Il annonça au général Mar-gueritte que le maréchal venait d’être blessé. Tout àcoup, on signala quelques compagnies ennemies, qui,ayant traversé la Givonne un peu au-dessous d’Olly,venaient de gravir les pentes qui mènent à Illy ; leurstirailleurs s’étant embusqués dans des masures et desmaisons, et se montrant en assez grand nombre à l’ouestdu village, le général Margueritte fit ouvrir le feu de sabatterie sur cette infanterie et exécuter le mouvementde « pelotons demi-tour à gauche » à toute sa division,qui était toujours en colonne par régiments déployés enbataille.
Elle se trouvait alors par conséquent dans l’ordresuivant :
En tête, 3 e chasseurs d’Afrique, brigade Galliffet .
Puis, 4 e chasseurs d’Afrique, id.
Puis, I er chasseurs d’Afrique, id.,
Deri’ière cette brigade :
6 e chasseurs, brigade Tillard.
Et 1 er hussards, id.
Il pouvait être neuf heures du matin. Presque au