414 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
bois de la Garenne pour y chercher un abri, et les autresrégiments en firent autant. G’est alors que le généralTillard fut tué. Sa brigade passait sous le commande-ment du colonel de Beauffremont. La division sereforma au sud du bois de la Garenne, mais une partiedu 4 e chasseurs d’Afrique prit une fausse direction etne rejoignit plus de la journée.
Quelque temps plus tard, le général Ducrot ayantobtenu du général de Wimpffen de tenter un effortsuprême du côté de Floing et d’Illy pour tâcher derompre de ce côté le cercle de fer qui nous étreignaitdéjà de toutes parts, le général Margueritte vit arriver àlui un officier d’ordonnance du général Ducrot qui luienjoignait de se porter avec sa division dans le ravin,au sud du plateau, qui va du bois de la Garenne àFloing.
Cet officier lui expliqua qu’un effort désespéré allaitêtre tenté, que toutes les divisions de cavalerie chaîne-raient derrière la sienne lorsque l’artillerie auraitébranlé les masses qu’on avait devant soi, et que l’in-fanterie essayerait de se frayer un passage dans le sillonde la cavalerie.
Le général Margueritte se rendait à cet appel avec sadivision, lorsqu’il aperçut le général Ducrot qui, sui-vant son habitude, venait s’assurer que ses ordresétaient compris et s’exécutaient.
Le général Ducrot le guida lui-même vers la gauchederrière la crête du plateau de Floing et lui montra oùil devait arrêter sa tête de colonne avant de se déployer